« Batecation Summer 2025 » : récit de vacances entre branleurs
Dernière pageSalut à tous,
Tout est dans le titre !
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PRÉAMBULE
Il m’aura fallu quelques jours pour digérer et intégrer que les vacances que je venais de passer étaient bel et bien réelles tellement elles ont été riches, et surtout, libératrices. Je ressens un peu cette sensation de me réveiller après quelques jours où je me demande si j’ai rêvé, ou bien si ce que je viens de vivre a véritablement eu lieu.
Après ces vacances des plus atypiques, il m’a semblé important de vous partager mon expérience. La première raison est que ce récit laisse une trace et me fait repenser à tout ce qui s’est passé sous un nouvel angle, celui de la narration branlistique. La raison suivante est qu’il me semble important de souligner - pour ceux qui en douteraient encore - que le partage est une valeur fondatrice chez les branleurs, les vrais. Alors si cela peut aiguiser la curiosité de certains, alimenter l’imagination d’autres et puis bien sûr, exciter les membres de notre cher site adoré Branle-entre-Potes, alors j’en serais heureux. Enfin, tout ce qui sera raconté s’est réellement passé : en réunissant de la volonté, de l’organisation et surtout de bons potes, c’est possible ! Donc si ce récit peut donner envie à d’autres d’organiser des vacances entre branlos, j’en serais comblé. C’était une expérience unique, et quand on y goute on a clairement envie de remettre le couvert.
Lors de discussions entre potes, sur le forum ici, dans les annonces, sur certains profils, on perçoit souvent le désir d’organiser un weekend entre branleurs, ou même carrément des vacances. L’idée serait d’allier un moment cool entre gars, des visites, des moments détente, des activités tout en y incorporant de la branle, des jeux, et de pouvoir ainsi se branler entre mecs, quand bon nous semble. C’est un rêve pour beaucoup. J’avais entendu quelques témoignages de weekend en cercle restreint, mais cela reste assez rare. Eh bien Miguel, un ami, un vrai pote de branle comme on aimerait tous en avoir un, l’a fait. Ce filou ne s’est pas contenté d’organiser un simple weekend, il a organisé de véritables vacances entre branleurs : Batecation summer 2025. Evidemment, avant de rentrer dans le vif du récit, il semble approprié de donner quelques éléments de contexte pour comprendre dans quelle mesure il a été possible d’organiser tout ça.
J’ai rencontré Miguel via BEP, avec son mari (Seb) qui est aussi un branleur. Nous sommes devenus potes de branle, plusieurs longues sessions à notre actif (à 3, 4, 5…), rencontre de nos potes communs. Nous partageons un amour inconditionnel pour la sturbe, le gooning, on est des bators quoi. Miguel est aussi un cambator, et pratique notamment la branle par caméra interposée avec d’autres bators, à travers l’Europe, et même à travers le monde. C’est un détail important, car cela lui confère tout un réseau de branlos… 😉 C’est notamment lui qui m’a fortement incité à découvrir la Bator Bro de Londres (dont le récit est ici : https://www.branle-entre-potes.com/forum/viewtopic.php?f=9&t=6138) et dont nous connaissons désormais bien l’équipe d’organisation. Bref y a pas que les sessions qui sont longues avec lui, sa liste de potes l’est aussi. Mais attention, pas n’importe quels potes, des bators, des vrais, qui partagent la même passion et les mêmes valeurs.
C’est assez déroutant de voir comment, entre branleurs, il est assez facile de se faire de nouveaux amis, sans jugement et dans la branle humeur. C’est quelque choses que j’ai pu vivre ici sur BEP ponctuellement, mais surtout lors d’évènements « en réel », comme les Paris Jacks bien sûr, les Apéro Poto que j’organise et puis, lors de la Bator Bro de Londres et pendant ces vacances entre branleurs. Le point de rencontre est la branle, et puis, tu tombes sur des gars super, qui partagent les mêmes valeurs, les mêmes kiffs, et l’envie de développer ça. On finit même par se voir sans forcément se branler. C’est quelque chose que je souhaite à chacun et faisons en sorte de le mettre en œuvre !
Pour ses 40 ans, Miguel a un rêve : organiser des vacances avec tous ses potes branleurs, et forcément, avoir du réseau ça aide. Il m’a parlé de ce projet il y a plus de 6 mois déjà, j’ai bloqué les dates dans mon agenda, les billets d’avion, et il s’est occupé de la résa du logement. Miguel nous a trouvé un grand appartement à Sitges qui pourrait accueillir 6 à 8 personnes max : ce sera « La Batehouse » . Sitges est une station balnéaire au sud de Barcelone, accessible en bus ou train facilement. Miguel y est déjà allé, c’est un super lieu de villégiature, friendly et avec plusieurs plages naturistes (peut-être que certains connaissent déjà… 😉 ).°Nous arriverons le mercredi et repartirons le lundi. Nous partageons les frais de logement et de nourriture, ce qui rend le séjour plus économe. Lors du weekend, un groupe de potes espagnols nous rejoindront et prendront un autre gîte à proximité, ce sera « l’annexe » de la Batehouse. Vous l’avez sans doute deviné, la Batecation est internationale et la langue officielle sera l’anglais ! Bien évidemment le récit qui va suivre sera en français. Miguel va réussir à réunir des bators de France, d’Espagne, d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de Bulgarie, et même d’Australie et des USA ! Ne vous inquiétez pas, je vous ferais des présentations de tous les protagonistes au fil du récit.
Notre gentil organisateur a pensé à tout, en amont un groupe Telagram est créé pour permettre de s’organiser, de se présenter, élaborer le planning, le matériel, etc. Pas mal de ses potes sont intéressés par l’évènement, certains nous rejoindront peut être, peut être pas. On se retrouve avec un groupe Telegram avec 25-30 gars, il faut voir large pour tenir compte des annulations et des imprévus.
Bref, voilà donc un petit aperçu du contexte, cela me parait d’excellentes conditions pour envisager des vacances entre potes de branle…!!!
Après mes récits des Paris Jacks (https://parisjacks.org/blog/), de la Bator Bro et puis le dictionnaire « Le Petit Basile » - que certains d’entre vous ont pu feuilleter - je vous propose donc un « Basile à plage » (avec ses amis), aka le cousin testosteroné et velu de cette chère Martine.
Néanmoins, avant de rentrer dans le récit masturbato-estival, il me parait important de préciser plusieurs points (disclaimer comme diraient les anglais !) :
• L’ensemble des faits sont avérés, rien n’est fantasmé et plusieurs protagonistes présents sur BEP ou sur Bateworld pourront confirmer 😉 .
• Il s’agit uniquement de mon point de vue. Je ne peux hélas tout avoir vu et surtout, tout raconter, car ces vacances ont été riches et intenses. Bien souvent, j’étais pris par d’autres occupation que la prise de notes…
• Loin de moi l’idée de vous edger, mais je publierais ici par épisode (par jour) la narration de nos vacances pour rendre la chose plus digeste et me laisser le temps d’écrire.
• Respect et pas de jugement s’il vous plait. Si ce n’est pas ton truc, rien ne t’oblige à poursuivre ta lecture et à poster un commentaire jugeant comme cela a pu être déjà fait lors d’un précédent récit.
À suivre…
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Tout est dans le titre !
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PRÉAMBULE
Il m’aura fallu quelques jours pour digérer et intégrer que les vacances que je venais de passer étaient bel et bien réelles tellement elles ont été riches, et surtout, libératrices. Je ressens un peu cette sensation de me réveiller après quelques jours où je me demande si j’ai rêvé, ou bien si ce que je viens de vivre a véritablement eu lieu.
Après ces vacances des plus atypiques, il m’a semblé important de vous partager mon expérience. La première raison est que ce récit laisse une trace et me fait repenser à tout ce qui s’est passé sous un nouvel angle, celui de la narration branlistique. La raison suivante est qu’il me semble important de souligner - pour ceux qui en douteraient encore - que le partage est une valeur fondatrice chez les branleurs, les vrais. Alors si cela peut aiguiser la curiosité de certains, alimenter l’imagination d’autres et puis bien sûr, exciter les membres de notre cher site adoré Branle-entre-Potes, alors j’en serais heureux. Enfin, tout ce qui sera raconté s’est réellement passé : en réunissant de la volonté, de l’organisation et surtout de bons potes, c’est possible ! Donc si ce récit peut donner envie à d’autres d’organiser des vacances entre branlos, j’en serais comblé. C’était une expérience unique, et quand on y goute on a clairement envie de remettre le couvert.
Lors de discussions entre potes, sur le forum ici, dans les annonces, sur certains profils, on perçoit souvent le désir d’organiser un weekend entre branleurs, ou même carrément des vacances. L’idée serait d’allier un moment cool entre gars, des visites, des moments détente, des activités tout en y incorporant de la branle, des jeux, et de pouvoir ainsi se branler entre mecs, quand bon nous semble. C’est un rêve pour beaucoup. J’avais entendu quelques témoignages de weekend en cercle restreint, mais cela reste assez rare. Eh bien Miguel, un ami, un vrai pote de branle comme on aimerait tous en avoir un, l’a fait. Ce filou ne s’est pas contenté d’organiser un simple weekend, il a organisé de véritables vacances entre branleurs : Batecation summer 2025. Evidemment, avant de rentrer dans le vif du récit, il semble approprié de donner quelques éléments de contexte pour comprendre dans quelle mesure il a été possible d’organiser tout ça.
J’ai rencontré Miguel via BEP, avec son mari (Seb) qui est aussi un branleur. Nous sommes devenus potes de branle, plusieurs longues sessions à notre actif (à 3, 4, 5…), rencontre de nos potes communs. Nous partageons un amour inconditionnel pour la sturbe, le gooning, on est des bators quoi. Miguel est aussi un cambator, et pratique notamment la branle par caméra interposée avec d’autres bators, à travers l’Europe, et même à travers le monde. C’est un détail important, car cela lui confère tout un réseau de branlos… 😉 C’est notamment lui qui m’a fortement incité à découvrir la Bator Bro de Londres (dont le récit est ici : https://www.branle-entre-potes.com/forum/viewtopic.php?f=9&t=6138) et dont nous connaissons désormais bien l’équipe d’organisation. Bref y a pas que les sessions qui sont longues avec lui, sa liste de potes l’est aussi. Mais attention, pas n’importe quels potes, des bators, des vrais, qui partagent la même passion et les mêmes valeurs.
C’est assez déroutant de voir comment, entre branleurs, il est assez facile de se faire de nouveaux amis, sans jugement et dans la branle humeur. C’est quelque choses que j’ai pu vivre ici sur BEP ponctuellement, mais surtout lors d’évènements « en réel », comme les Paris Jacks bien sûr, les Apéro Poto que j’organise et puis, lors de la Bator Bro de Londres et pendant ces vacances entre branleurs. Le point de rencontre est la branle, et puis, tu tombes sur des gars super, qui partagent les mêmes valeurs, les mêmes kiffs, et l’envie de développer ça. On finit même par se voir sans forcément se branler. C’est quelque chose que je souhaite à chacun et faisons en sorte de le mettre en œuvre !
Pour ses 40 ans, Miguel a un rêve : organiser des vacances avec tous ses potes branleurs, et forcément, avoir du réseau ça aide. Il m’a parlé de ce projet il y a plus de 6 mois déjà, j’ai bloqué les dates dans mon agenda, les billets d’avion, et il s’est occupé de la résa du logement. Miguel nous a trouvé un grand appartement à Sitges qui pourrait accueillir 6 à 8 personnes max : ce sera « La Batehouse » . Sitges est une station balnéaire au sud de Barcelone, accessible en bus ou train facilement. Miguel y est déjà allé, c’est un super lieu de villégiature, friendly et avec plusieurs plages naturistes (peut-être que certains connaissent déjà… 😉 ).°Nous arriverons le mercredi et repartirons le lundi. Nous partageons les frais de logement et de nourriture, ce qui rend le séjour plus économe. Lors du weekend, un groupe de potes espagnols nous rejoindront et prendront un autre gîte à proximité, ce sera « l’annexe » de la Batehouse. Vous l’avez sans doute deviné, la Batecation est internationale et la langue officielle sera l’anglais ! Bien évidemment le récit qui va suivre sera en français. Miguel va réussir à réunir des bators de France, d’Espagne, d’Allemagne, de Grande-Bretagne, de Bulgarie, et même d’Australie et des USA ! Ne vous inquiétez pas, je vous ferais des présentations de tous les protagonistes au fil du récit.
Notre gentil organisateur a pensé à tout, en amont un groupe Telagram est créé pour permettre de s’organiser, de se présenter, élaborer le planning, le matériel, etc. Pas mal de ses potes sont intéressés par l’évènement, certains nous rejoindront peut être, peut être pas. On se retrouve avec un groupe Telegram avec 25-30 gars, il faut voir large pour tenir compte des annulations et des imprévus.
Bref, voilà donc un petit aperçu du contexte, cela me parait d’excellentes conditions pour envisager des vacances entre potes de branle…!!!
Après mes récits des Paris Jacks (https://parisjacks.org/blog/), de la Bator Bro et puis le dictionnaire « Le Petit Basile » - que certains d’entre vous ont pu feuilleter - je vous propose donc un « Basile à plage » (avec ses amis), aka le cousin testosteroné et velu de cette chère Martine.
Néanmoins, avant de rentrer dans le récit masturbato-estival, il me parait important de préciser plusieurs points (disclaimer comme diraient les anglais !) :
• L’ensemble des faits sont avérés, rien n’est fantasmé et plusieurs protagonistes présents sur BEP ou sur Bateworld pourront confirmer 😉 .
• Il s’agit uniquement de mon point de vue. Je ne peux hélas tout avoir vu et surtout, tout raconter, car ces vacances ont été riches et intenses. Bien souvent, j’étais pris par d’autres occupation que la prise de notes…
• Loin de moi l’idée de vous edger, mais je publierais ici par épisode (par jour) la narration de nos vacances pour rendre la chose plus digeste et me laisser le temps d’écrire.
• Respect et pas de jugement s’il vous plait. Si ce n’est pas ton truc, rien ne t’oblige à poursuivre ta lecture et à poster un commentaire jugeant comme cela a pu être déjà fait lors d’un précédent récit.
À suivre…
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Hâte d'avoir le récit de ces vacances !!
J'ai déjà partagé plusieurs fois des vacances avec un pote de branle (qui est aussi un pote tout court, et ça ça change tout, je suis d'accord avec toi !!), c'était vraiment top !! L'éloignement fait qu'on n'a pas remis ça depuis longtemps.
Du coup, depuis, c'est quelque chose que j'aimerais reproduire !! A plusieurs de préférence. Mais pas évident de trouver LES bons gars, fiables, sympas, avec complicité et bienveillance, et avec qui ça matche côté branle (ça c'est pas le plus dur), mais surtout avec qui ça matche hors des moments de branle (et ça c'est plus compliqué...) ! Car si une fois la branle finie, on n'a rien à se dire et/ou qu'on partage peu de centres d'intérêt, les vacances peuvent devenir un calvaire...
Bref, hâte d'en savoir plus sur ces quelques jours à Sitges qui a bonne réputation (perso, je connais plutôt Mar Bella à Barcelone ^^)
(Désolé si j'ai parasité ton sujet !! ^^' )
J'ai déjà partagé plusieurs fois des vacances avec un pote de branle (qui est aussi un pote tout court, et ça ça change tout, je suis d'accord avec toi !!), c'était vraiment top !! L'éloignement fait qu'on n'a pas remis ça depuis longtemps.
Du coup, depuis, c'est quelque chose que j'aimerais reproduire !! A plusieurs de préférence. Mais pas évident de trouver LES bons gars, fiables, sympas, avec complicité et bienveillance, et avec qui ça matche côté branle (ça c'est pas le plus dur), mais surtout avec qui ça matche hors des moments de branle (et ça c'est plus compliqué...) ! Car si une fois la branle finie, on n'a rien à se dire et/ou qu'on partage peu de centres d'intérêt, les vacances peuvent devenir un calvaire...
Bref, hâte d'en savoir plus sur ces quelques jours à Sitges qui a bonne réputation (perso, je connais plutôt Mar Bella à Barcelone ^^)
(Désolé si j'ai parasité ton sujet !! ^^' )
Hâte de te lire !
Wow ! Tellement hâte de suivre cette série documentaire 😉
kero · #2Aucun parasitage de sujet kero 🙂 L'objectif c'est aussi de pouvoir échanger autour de ça! Donc n'hésitez pas à commenter.Hâte d'avoir le récit de ces vacances !! J'ai déjà partagé plusieurs fois des vacances avec un pote de branle (qui est aussi un pote tout court, et ça ça change tout, je suis d'accord avec toi !!),…
Bon je vois que la photo a été censurée par l'hébergeur alors la voici sur mon profil : https://www.branle-entre-potes.com/account/pictures/edit/62794/361282/
J'ai reçu pas mal de messages cette aprem ici et là, merci pour votre engouement les gars!! 🙂
Donc pour pouvoir vous faire patienter un peu, voici le jour 0 ! la veille du départ
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JOUR 0 : MARDI
Comme une montée d’excitation se fait ressentir en moi. Vous voyez cette excitation, parfois mélangée avec le stress du voyage ? Sauf que cette fois c’est pour un voyage….peu catholique…un séjour entre potes de branle. Heureusement je connais déjà certains d’entre eux. Est-ce que cela va matcher avec les autres ? Est-ce que la mayonnaise va prendre (et gicler) ? C’est pas juste une session sturbe que l’on peut quitter, c’est un séjour entier, sous le même toit ! J’ai beau être un gros branleur avec pas mal d’expériences à mon actif, je ressens toujours une certaine appréhension face à l’inconnu, et cette fois l’inconnu n’est pas des moindres. J’ai parlé de ce séjour à pas mal de potes de branle autour de moi, ils sont envieux, c’est une super opportunité, ce n’est pas le moment de faire marche arrière. Heureusement, j’ai une confiance quasi aveugle en Miguel, on se connait bien, nous avons pas mal (beaucoup) de potes de branle en commun et à chaque fois c’était super. Et puis cette fois-ci, ce n’est pas rien, on va fêter l’anniversaire du potooooo ! À ma famille, j’ai dit que je partais pour quelques jours dans une station balnéaire au sud de Barcelone avec des amis pour fêter l’anniversaire de l’un d’entre nous. Aucun mensonge là-dedans, juste « quelques » omissions.
Sur le groupe telegram l’excitation se fait aussi sentir. On y est, enfin. Désormais tout le monde s’est présenté, quelques ajouts de dernière minute, le nombre de participants se précise et tout le monde a hâte de vivre ce moment. Nous serons 6 + 2 dans la batehouse, 4-5 dans l’annexe et différents gars nous rejoindront pour un jour ou deux ou le weekend. Une véritable auberge espagnole (celle-ci était un peu facile, je vous l’accorde..) ! La météo idéale avec nous, pas ou peu de nuages et entre 27 et 32°C, autour de 22-24°C pour la température de l’eau. Certains sont en train de préparer leur valise, d’autres doivent annuler, dégoutés. Miguel, par ses fantastiques compétences organisationnelles a tout prévu : un programme prévisionnel du séjour et la liste des choses à ne pas oublier dans son bagage ! Bientôt dans vos librairies, Le nécessaire du branleur en vacances. Dans le programme envisagé, de la branle, de la branle, encore de la branle, plage naturiste, repas, apéro, session branle thématique, soirée dans un bar dansant naturiste, blind poppers test, workshop edging…
Ça tombe bien, c’est la veille du départ pour moi et je dois m’assurer que tout est bon pour le voyage : dernière vérification des billets, du passeport, enregistrement en ligne, vous connaissez. J’ai 12 kg de bagage en cabine, est que tout va rentrer ?! Je prévois une sélection de vêtements confortables, de sport, des shorts, un maillot de bain*, des t-shirts appropriés, une panoplie de sous vet sympas bien sûr ET des chaussettes. On est branlos ou on ne l’est pas !! On n’oublie pas les cockrings, les ballstrechers, mouthguard, des serviettes, une enceinte pour mettre de la musique, crème solaire… Je suis passé acheter deux fioles de poppers toutes neuves pour l’occasion. Pour ceux qui se posent la question : oui on peut prendre l’avion avec du poppers MAIS il est à conserver dans le bagage cabine avec les liquides donc dans un sac plastique. Chacun a voyagé ainsi et aucun problème au moment du passage des contrôles de sécurité (même si je dois reconnaitre une petite appréhension de ma part). Je me couche, il faut être en forme pour le voyage de demain ! Au moment de me coucher, je réalise que je ne me suis même pas branlé de la journée, shit ! Tant mieux, gardons au chaud tout ça pour mieux gicler en terres catalanes.
*Spoiler alert, mon maillot de bain ne va pas DU TOUT me servir et restera au fond de la valise. Un titre plus exact serait donc sans doute « Basile à la plage, le zboub à l’air ».
La team des frenchy bators sera dans la main batehouse, afin d’agrémenter ce jour 0 (et pour vous faire patienter un peu.. 😛), voici une petite description de nous quatre.
- Miguel, c’est notre gentil organisateur (le best), le birthday boy ! Vous vous en doutez, c’est un branleur, mais pas n’importe quel branleur, c’est un turbo jovial bator-gooner (à ajouter sur ta carte de visite bro !). Un condensé de bonne humeur, heureux possesseur d’un chibre lourd et plaisant à traire et une maitrise parfaite de la verbalisation masturbatoire.
- Seb, bien dans ses pompes, bien dans son slip, ce branleur proche de la quarantaine est le mari parfait et ça tombe bien, il est pris ! Il est grand, poilu, possède un chribrosaure de compette qui ne passe pas inaperçu sur les plages. Si sa bouille est innocente et avenante, méfiez-vous de lui c’est un branleur aguerri et expressif.
- Yo (aka Moodselektor), est dans sa quarantaine, la fleur de l’âge, un corps dessiné, un bronzage parfait. Et des fleurs, il en a aussi sur les tatouages que ses bras arborent. Au premier abord, l’élégant mélange de charisme et de classe qu’il dégage, ne permet pas d’imaginer à quel point il sait se lâcher et gooner quand il sturbe !
- Pour ma part branleur, gooner, proche de la trentaine, verbal et masturbatoscripteur. Certains me connaissent déjà et si vous voulez en (sa)voir plus il suffit de glisser sur mon profil. Dans la famille basilesque, si vous demandez ma cousine vous aurez Martine, et si par contre, vous cherchez ma sœur, ce sera Marie Poppers.
À suivre…
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Donc pour pouvoir vous faire patienter un peu, voici le jour 0 ! la veille du départ
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JOUR 0 : MARDI
Comme une montée d’excitation se fait ressentir en moi. Vous voyez cette excitation, parfois mélangée avec le stress du voyage ? Sauf que cette fois c’est pour un voyage….peu catholique…un séjour entre potes de branle. Heureusement je connais déjà certains d’entre eux. Est-ce que cela va matcher avec les autres ? Est-ce que la mayonnaise va prendre (et gicler) ? C’est pas juste une session sturbe que l’on peut quitter, c’est un séjour entier, sous le même toit ! J’ai beau être un gros branleur avec pas mal d’expériences à mon actif, je ressens toujours une certaine appréhension face à l’inconnu, et cette fois l’inconnu n’est pas des moindres. J’ai parlé de ce séjour à pas mal de potes de branle autour de moi, ils sont envieux, c’est une super opportunité, ce n’est pas le moment de faire marche arrière. Heureusement, j’ai une confiance quasi aveugle en Miguel, on se connait bien, nous avons pas mal (beaucoup) de potes de branle en commun et à chaque fois c’était super. Et puis cette fois-ci, ce n’est pas rien, on va fêter l’anniversaire du potooooo ! À ma famille, j’ai dit que je partais pour quelques jours dans une station balnéaire au sud de Barcelone avec des amis pour fêter l’anniversaire de l’un d’entre nous. Aucun mensonge là-dedans, juste « quelques » omissions.
Sur le groupe telegram l’excitation se fait aussi sentir. On y est, enfin. Désormais tout le monde s’est présenté, quelques ajouts de dernière minute, le nombre de participants se précise et tout le monde a hâte de vivre ce moment. Nous serons 6 + 2 dans la batehouse, 4-5 dans l’annexe et différents gars nous rejoindront pour un jour ou deux ou le weekend. Une véritable auberge espagnole (celle-ci était un peu facile, je vous l’accorde..) ! La météo idéale avec nous, pas ou peu de nuages et entre 27 et 32°C, autour de 22-24°C pour la température de l’eau. Certains sont en train de préparer leur valise, d’autres doivent annuler, dégoutés. Miguel, par ses fantastiques compétences organisationnelles a tout prévu : un programme prévisionnel du séjour et la liste des choses à ne pas oublier dans son bagage ! Bientôt dans vos librairies, Le nécessaire du branleur en vacances. Dans le programme envisagé, de la branle, de la branle, encore de la branle, plage naturiste, repas, apéro, session branle thématique, soirée dans un bar dansant naturiste, blind poppers test, workshop edging…
Ça tombe bien, c’est la veille du départ pour moi et je dois m’assurer que tout est bon pour le voyage : dernière vérification des billets, du passeport, enregistrement en ligne, vous connaissez. J’ai 12 kg de bagage en cabine, est que tout va rentrer ?! Je prévois une sélection de vêtements confortables, de sport, des shorts, un maillot de bain*, des t-shirts appropriés, une panoplie de sous vet sympas bien sûr ET des chaussettes. On est branlos ou on ne l’est pas !! On n’oublie pas les cockrings, les ballstrechers, mouthguard, des serviettes, une enceinte pour mettre de la musique, crème solaire… Je suis passé acheter deux fioles de poppers toutes neuves pour l’occasion. Pour ceux qui se posent la question : oui on peut prendre l’avion avec du poppers MAIS il est à conserver dans le bagage cabine avec les liquides donc dans un sac plastique. Chacun a voyagé ainsi et aucun problème au moment du passage des contrôles de sécurité (même si je dois reconnaitre une petite appréhension de ma part). Je me couche, il faut être en forme pour le voyage de demain ! Au moment de me coucher, je réalise que je ne me suis même pas branlé de la journée, shit ! Tant mieux, gardons au chaud tout ça pour mieux gicler en terres catalanes.
*Spoiler alert, mon maillot de bain ne va pas DU TOUT me servir et restera au fond de la valise. Un titre plus exact serait donc sans doute « Basile à la plage, le zboub à l’air ».
La team des frenchy bators sera dans la main batehouse, afin d’agrémenter ce jour 0 (et pour vous faire patienter un peu.. 😛), voici une petite description de nous quatre.
- Miguel, c’est notre gentil organisateur (le best), le birthday boy ! Vous vous en doutez, c’est un branleur, mais pas n’importe quel branleur, c’est un turbo jovial bator-gooner (à ajouter sur ta carte de visite bro !). Un condensé de bonne humeur, heureux possesseur d’un chibre lourd et plaisant à traire et une maitrise parfaite de la verbalisation masturbatoire.
- Seb, bien dans ses pompes, bien dans son slip, ce branleur proche de la quarantaine est le mari parfait et ça tombe bien, il est pris ! Il est grand, poilu, possède un chribrosaure de compette qui ne passe pas inaperçu sur les plages. Si sa bouille est innocente et avenante, méfiez-vous de lui c’est un branleur aguerri et expressif.
- Yo (aka Moodselektor), est dans sa quarantaine, la fleur de l’âge, un corps dessiné, un bronzage parfait. Et des fleurs, il en a aussi sur les tatouages que ses bras arborent. Au premier abord, l’élégant mélange de charisme et de classe qu’il dégage, ne permet pas d’imaginer à quel point il sait se lâcher et gooner quand il sturbe !
- Pour ma part branleur, gooner, proche de la trentaine, verbal et masturbatoscripteur. Certains me connaissent déjà et si vous voulez en (sa)voir plus il suffit de glisser sur mon profil. Dans la famille basilesque, si vous demandez ma cousine vous aurez Martine, et si par contre, vous cherchez ma sœur, ce sera Marie Poppers.
À suivre…
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Hey les bators !
C’est moi, Miguel 😉 (le fameux « gentil organisateur » et birthday boy dont parle Basile). Merci bro pour tes mots, ça m’a touché grave ! Tu as mis en texte ce que j’ai ressenti aussi : un vrai rêve devenu réalité.
Franchement, ce qui m’a marqué, ce n’est pas juste les sessions (même si… quel kiff 😛), mais surtout la profondeur de la connexion entre nous tous. On n’est pas juste des potes de branle : on est devenus des vrais bros, une bator family.
Et toi Basile, tu sais déjà que tu comptes pour moi comme un petit frère. J’ai hâte de lire la suite de ton récit et de revivre chaque moment à travers tes mots !
Et les gars… cette Batecation, c’était que la première édition. La suite arrive… préparez-vous 🙂)
C’est moi, Miguel 😉 (le fameux « gentil organisateur » et birthday boy dont parle Basile). Merci bro pour tes mots, ça m’a touché grave ! Tu as mis en texte ce que j’ai ressenti aussi : un vrai rêve devenu réalité.
Franchement, ce qui m’a marqué, ce n’est pas juste les sessions (même si… quel kiff 😛), mais surtout la profondeur de la connexion entre nous tous. On n’est pas juste des potes de branle : on est devenus des vrais bros, une bator family.
Et toi Basile, tu sais déjà que tu comptes pour moi comme un petit frère. J’ai hâte de lire la suite de ton récit et de revivre chaque moment à travers tes mots !
Et les gars… cette Batecation, c’était que la première édition. La suite arrive… préparez-vous 🙂)
Merci basile de nous partager tes vacances de branleur.
Hâte de lire la suite…
Ps : je kiffe tes cho7 et tes boxers sur ton profil 😀
Hâte de lire la suite…
Ps : je kiffe tes cho7 et tes boxers sur ton profil 😀
Salut à tous,
Vous l'attendiez alors voici la suite ! J'ai seulement eu le temps de relire rapidement donc il y a encore des fautes et coquilles qui trainent.
Pour le prochain épisode, il faudra attendre au moins une semaine.
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JOUR 1 MERCREDI
C’est le grand jour, celui du départ, petite érection matinale comme on aime et petit picotement d’excitation dans le le lobe occipital. Levé aux aurores et avec la gaule, ça tombe bien je prends l’avion à CDG (#HumourSturbodouteux). Miguel et Seb partent 1h plus tard depuis Orly. Nous nous retrouverons directement à l’aéroport de Barcelone. Nous pourrons ensuite nous diriger vers notre lieu de villégiature branlistique à Sitges. Le groupe telegram continue de s’animer, derniers préparatifs des valises pour certains, selfie à l’aéroport pour d’autres, ça y est, nous y sommes. Il faudra encore patienter un peu pour ceux qui nous rejoignent durant le weekend.
Quand je suis dans la file d’attente pour l’embarquement, je regarde tous les gens autour de moi. Ce sont des familles, des couples, des groupes d’amis, qui vont surement passer sagement quelques jours à Barcelone. Aussi, je me dis « s’ils savaient le séjour qui m’attend… ». Je me surprends à esquisser un sourire béat plein de malices pendant que quelques pensées lubriques traversent mon esprit. Dans la file d’attente, il y a un ou deux gars qu’on inviterait bien volontiers à se joindre à la batecation eheh.
Je retrouve mes bros à l’aéroport en les attendant avec une pancarte « Frenchy Bators » à la sortie du terminal (bon…ça c’est faux, mais promis les mecs, je ferais ça la prochaine fois !). Je ressens une grande joie lors de ses retrouvailles sous le soleil espagnol, j’ai putain de hâte borrrrdel. Le bus pour Sitges depuis l’aéroport est bien commode, direct, en 35 min, pour 9 euros. Yo est déjà arrivé à Sitges, on le retrouve dans un bar du centre de la ville. C’est la première bière du séjour, une San Miguel, il n’y a pas de hasard. Il est 15h et nous pouvons désormais faire connaissance avec le logement. Miguel a vu juste du début à la fin. Il a choisi un grand appartement en duplex, 3 chambres avec salle de bain associé. Le salon est spacieux et possède un canapé d’angle large et confortable (XP XP). Le logement dispose de deux agréables terrasses extérieures. (SMIRK). Nous prenons nos marques petit à petit avec les lieux, répartition des chambres, et bien sûr vérifications des vis-à-vis potentiels (hihi). On a presque pas de vis-à-vis sur les terrasses extérieures donc ça, c’est un super point... Le salon est adapté pour accueillir des potes de branle et jouxte directement la cuisine, que demander de plus ?! Mig & Seb ont aussi pensé à rapporter des chaises pliantes supplémentaires (on sait jamais..). Enfin, le logement est super bien situé, dans le centre de la ville, à deux pas de tout. Je serais sans doute un très mauvais agent immobilier pour décrire un bien à vendre, mais on s’en fout, on est la pour se branler 😛
Peu de temps après notre arrivée dans l’appartement deux autres comparses arrivent Simon et Thomas :
- Simon est un camfriend de Miguel et nous vient d’Australie ! En voyage en Europe il nous fait le plaisir de quelques escales masturbatoires (dont la Paris Jacks plus tôt en juillet). Quarantenaire d’environ 1m85, il est rasé de près il affiche un regard timide bienveillant et une posture réservée. Vous vous en doutez peut être, il est tout sauf réservé lors qu’il branle et cette double facette du personnage en fait un gentleman bator tout à fait délicieux. Il partagera sa chambre avec le charmant Yo.
- Thomas est aussi un ami bator de Miguel et a pris l’avion depuis Düsselforf en Allemagne. Dans les mêmes âges, il est plus trapu et arbore des yeux d’un bleu profond. Il est très sociable et parle quelques mots de français. Vous cherchez un gars prêt à bander/branler/gooner 24/24h 7/7j ? Vous avez votre homme, il bande en un rien de temps et expose un chibre massif veiné, et surtout une paire de balloches..mama, elles sont bien plus généreuses que celles mets dans mon pot mon glacier ! Ce sera mon copiaule pour le séjour.
L’heure est aux discussions et à apprendre à se connaitre, tout se passe de façon très fluide. C’est sans mauvais jeux de mots, promis, nous restons habillés pour l’instant. Et puis, c’est le moment des « surprises » que Mig et Seb dégainent de leur grosse valise ! En amont, sur le groupe telegram pour choisir le cadeau d’anniversaire de Miguel j’avais suggéré qu’on fasse faire une casquette « Miguel Bator’s Friends » ou un truc dans le genre à porter en signe de ralliement au groupe. Eh bien il faut croire que mon frère de branle Mig a eu une idée similaire. Avec Seb, en préparant le séjour, il a mis au point une petite sacoche bien garnie de tout un attirail de goodies du branleur. Bordel de merde…c’est tellement génial ! Floqués du logo Summer Batecation 2025, nous avons chacun une casquette jaune, une trousse, un sac, un gobelet, une paire de chaussette, mais aussi un boxer, un décapsuleur et un bracelet ornés de « Proud bator », des rings. Pour clore la liste de ces cadeaux masturbato-estival, un objet très utile et pas des moindres : un collier avec un support pour attacher une fiole de nos substances inhalatrices préférées. Sacré Miguel ! Il n’a vraiment pas fait les choses à moitié. C’est comme ça que je l’aime mon pote <3
La photo ci-dessous illustre notre panoplie pour le séjour :
https://www.branle-entre-potes.com/member/62787/pictures/view/62794/361526/
L’heure tourne et nous approchons des 16h. Il est temps d’aller faire quelques courses pour avoir de quoi boire, grignoter, des écocups, et puis, de quoi se faire un bon petit-déj. Vous êtes peut-être déjà partis en vacances entre potes et retrouvés dans un supermarché avec un cadis pour faire les courses pour la bouffe et surtout l’apéroooo ? Eh bien là c’était exactement la même situation, mais entre potes de branle. J’endosse le rôle de la daronne avec la liste de courses. Dans l’équivalent d’un Liddl, nous trouvons absolument tout, et surtout nous achetons un indispensable au séjour. Au détour d’un rayon je tombe sur un rouleau de sopalin calibre mammouth, qui nous sera bien utile, vous vous en doutez. Sitges est vraiment une ville dans laquelle on se sent bien, tous les commerces sont à moins de 5 minutes du logement. Nous regagnons l’appartement vers 17h et c’est au tour de Steeve de débarquer dans la batecation depuis Heathrow.
Steeve est l’un des organisateurs de la Bator Bro à Londres et nous l’avons déjà vu (et pratiqué…) plusieurs fois 😛 Il est aussi le créateur de la Strokinut : une alternative à l’Albolène élaborée à partir d’huiles et de cires végétales. Après plusieurs prototypes testés auprès de branleurs, il a mis au point une super formule. C’est un bator avenant et discret qui a dans les 45 ans et en parait quasiment 10 de moins, il a une petite pornstache et un regard malicieux. Enfin, petit détail, les pieds le rendent fou, pour son propre bonheur, mais aussi celui de ses potes !
Steeve a rapporté deux petits cartons avec des pots de Strokinut pour la Batecation ainsi que les versions « mini » portables. Ce sont de petites boites métalliques coulissantes avec de la Strokinut, suffisamment petites pour les glisser dans une chaussette ou bien à attacher autour d’un collier (pratique !). Yo avait mis dans ses bagages 3 pots d’Albolène pour subvenir aux besoins du séjour…que nous avons finalement tous boudé au profit de la Strokinut et de sa nouvelle version « Summer ».
Dans l’appart l’ambiance est cool, détente, chill, la climatisation nous permet d’éviter les 30 degrés qui règnent dehors. C’est l’heure de l’apéro, on ouvre des binouzes, de la sangria, et on coupe du fromage et du ciflard. Alors vous me direz peut être : mais c’est quoi cette arnaque, le gars nous vend un récit de vacances entre branleurs, mais il nous raconte qu’ils vont faire des courses à Liddl ! Rien de vraiment croustillant à se mettre sous la dent pour faire soulever le tissu du boxer (ou slip). Alors, arnaque ?! ou…edging ?! Ah ah. Bon, ce n’est que le premier jour et on vient seulement d’arriver dans l’aprem, on a plusieurs jours pour chibrer.
Il est 18h et nous y voilà, la session masturbatoire inaugurale du séjour s’annonce.
Nous l’appelerons « Branle & sangria », participants : Miguel, Seb, Yo, Thomas, Simon, Steeve et moi, durée : 4h, nombre de giclées : cf. plus bas.
C’est le moment d’installer à notre guise le salon pour la baaate. Chacun rapporte son matos, une quinzaine de poppers jonche déjà la table basse ainsi qu’une dizaine de rings et ballstretcher en silicone et métal. Les pots neufs de Strokinut sont déflorés et répartis dans des endroits stratégiquement accessibles. Pendant ce temps, des serviettes et plaids sont étalés pour protéger canapé, fauteuil et les chaises. On pousse les meubles et décorations inutiles, et quelques chaises sont mises en place pour garantir un cercle de branle où tout le monde pourra admirer ses congénères masturbant. Un fauteuil dans l’entrée fera office d’un formidable trône pour accueillir le séant d’un branleur dans un coin du cercle. L’appartement est doté d’un super grand écran télé pour diffuser du contenu, mais pour cette session, nous nous passerons de support pornographique. Chacun s’affaire pour préparer la salle et se change pour une tenue chillistique et décontractée. Ce sera en short de sport et torse nu pour les uns, ou bien en débardeur tandis que d’autres seront en sous vet t-shirt, ou carrément déjà le chibre à l’air, caressé par les flux d’air de la climatisation. Pour ma part, je suis un peu timide (et d’ailleurs tout le monde de moi se moque de moi quand je dis ça…) alors je vais commencer en short de sport chill et t-shirt. Pour boucler cette installation branlistique, je mets en route mon enceinte pour garantir l’atmosphère auditive de la session. Afin de mettre tout le monde dans le bain, je choisis une playlist electro-chill légèrement « planante » avec des influences orientales et sud-américaines. C’est une playlist que j’utilise souvent et qui convient parfaitement pour de nombreuses occasions. Une des terrasses qui donne sur le salon endossera le rôle de fumoir et permettra de se poser en extérieur.
Je vais peut-être me répéter avec ce que j’ai listé dans mon disclaimer, mais il me sera très difficile de rendre compte par écrit de tout ce qui s’est passé lors de cette session de 4h (et lors des sessions qui vont suivre). Pour celle-ci, j’essaye de réunir mes souvenirs et de me remémorer l’enchainement des actions…et voilà que je commence à bander ahah. Merde, il va falloir que je fasse une pause dans la rédaction pour aller me branler… On a eu un certain nombre de sessions de sturbe durant le séjour et je vais tâcher de ne pas me mélanger les pinceaux. La description de la session vous donnera donc seulement un petit aperçut des 4h que nous avons passés la bite la main. L’ambiance, je crois que vous pouvez déjà vous l’imaginer, 7 branleurs, bien installés dans un salon climatisé avec un set-up, une lumière tamisée, de la musique adaptée. On commence par se caresser par-dessus ou par-dessous le peu de vêtements sur nous. Certains ont déjà la queue à l’air et découvrent (comme des gosses) les hauts pouvoirs lubrificateurs de la Strokinut de Steeve. Sur le groupe telegram chacun s'est présenté auparavant, mais c’est toujours quelque chose que de découvrir en live l’anatomie de ses bros.
La plupart d’entre nous bandent déjà, certains sont encore mi-mous, mais on s’en fout, pas de pression, pas de compette, juste du kiff. Je garde encore le boxer Levi’s que j’avais choisi ce matin là, je trouve toujours presque plus excitant de mater un gars qui bande encore en sous vet (#PetitKink) et laisser la découverte visuelle des chibres petit à petit. Le groupe est sur la même longue d’onde, c’est fluide je dirais même que je commence à ressentir une énergie fraternelle et masturbatoire qui converge dans la pièce. Pour cette première session j’ai choisi le fauteuil, et je confirme il est parfait pour sturber (je veux le même chez moi). Le trio de gars sur le canapé commence à faire mutuellement connaissance avec le paquet de leur voisin, c’est tellement excitant à mater. Pas besoin de vidéo porno quand on a du porn live. Et de surcroit, ce sont les potos qui sont en live. Le groupe débute de premières verbalisations timides et sera très vite encouragé par les acclammations branlistiques de Miguel. Alors forcément quand on ouvre la boite de pandore des vocalises, chacun y met de son gosier, « broooooo » « yeaaaah » « up and down on your peniiis » « looook to your penis brooooo ». Je ne vais pas tout vous retranscrire, ces moments-là il faut les vivre pour les comprendre. Mais ce que je peux vous dire, c’est que la queue à la main, à verbaliser, la sturbe, on brise très vite la glace avec ses potos. Le peu d’onces de timidité et de gêne qui pouvaient subsister s’évapore instinctivement. Thomas nous expose sa queue massive - qui est aussi sociale que lui – et qui passe de mains en mains. Miguel est le maitre de cérémonie jovial, comme à son habitude, nous l’honorons d’un massage testiculaire et d’un va-et-vient sur son chibre dès que possible. Ça se tâte gaiement les couilles comme dirait l’autre. Ce soir là, Yo est assez discret sur sa chaise, mais sa queue est bien là, et il entame une masturbation mutuelle queue sur queue avec Simon. Ils nous offrent un petit spectacle des plus appétissant. Leurs râles témoignent du plaisir qui dégage de ce frottage pénien. À ce moment-là nous ne sommes pas encore très bruyants, mais je peux vous assurer que l’on entend raisonner une douce symphonie de pénis graissés qui se font astiquer de bas en haut.
On se déplace petit à petit dans une version branle-musicale pour aller mieux faire connaissance avec ses voisins. Et soudain, Miguel donne le la, chacun s’empare d’une bouteille de poppers, et c’est le moment de l’inhalation collective orchestré par le tempo de notre chef fraternel. À ce moment donné, je switche la playlist pour quelque chose de plus « techno » que j’ai spécialement élaborée pour mes sessions de branle. Ce n’est pas (encore) de la techno hard, mais une techno suffisamment rythmée pour encourager la sturbe et s’enfoncer dans notre rut. Désormais les esprits désinhibés, les corps s’enfoncent petit à petit dans une masturbation animale. Ce cœur de bator en rut devient bruyant, râlant, gémissant et verbalisant grâce à la montée des nitrites. Les conventions sociétales s’envolent, et nous ne sommes plus qu'une troupe d'animaux focalisés sur leur pénis qui s’encouragent les uns les autres à poursuivre la danse masturbatoire sur le diapason. Lors du deuxième sniff collectivement coodorné, je suis sur mon fauteuil et j’exhibe mon corps, mon cul, tout en continuant de gooner et de tirer la langue. Ma souplesse incite deux de mes compères à faire de même, la situation est tellement kiffante ! Je n’ai pas pris le soin de le préciser jusque là, mais nous sommes tous des gooners, alors la verbalisation, la langue tirée, baver, s’exposer, ruter, on connait.
La session se poursuit, la sangria coule et nous kiffons notre moment sans trop nous préoccuper de l’heure. Plusieurs sniffages de chaussettes sont en cours pour les amateurs, des duos, des trios se forment. Tout est un peu flou tellement ça part à droite, à gauche, il y a de quoi regarder partout….alors que pour l’instant nous ne sommes « que » 7. De mon côté je fais plaisir aux amateurs de pieds en m’exerçant à une de mes techniques masturbato-podologique (pardon ce jargon commence à me dépasser, je plaide coupable). Je mets en action ma souplesse pour joindre mes pieds autour de la verge turgescente de Steeve et je commence à le branler ainsi en maintenant une cadence soutenue. Pendant ce temps, deux potes plaquent leurs pieds sur son visage, il est aux anges, quel spectacle. Et même si on n’a pas forcément un kink/kiff/fétiche sur les pieds, le tableau qu’il en ressort, et l’énergie dégagée fournissent une situation superbement excitante. Pas de jaloux, tous ceux qui le souhaitent se feront lécher et renifler les pieds par Steeve et par d’autres, haha.
Vous vous en doutez, ce genre de tableau défile tout au long de la soirée, en 4h, avec 7 branlos de tout bord il y a de quoi faire. La session est entrecoupée de pauses sur la terrasse, à poil. L’une des terrasses a l’avantage de donner sur le salon, ce qui permet de ne rien louper de ce qui passe à l’intérieur… D’autres trios, duos, solo se forment, chaque vue est délicieuse. On se branle, on rut, on expose son corps, se gaze au poppers, on graisse sa queue, celle de son voisin et on encourage ses bros pour faire durer le moment. À plusieurs reprises la montée de l’excitation générale porte certains d’entre nous au bord, quelques leaks s’échappent, mais personne ne jouit. Cela fait 4h qu’on y est ! Pas mal pour inaugurer le séjour, non ? Dans le salon, un nuage olfactif qui mélange la sueur, le mâle et le poppers règne. On se regarde, on est tous de gros bators et ça fait un bien fou de ce retrouver entre gars qui vivent et pratique la masturbation avec le même engouement.
À défaut de pouvoir tartiner actuellement de foutre chaud mon clavier, je pourrais vous en tartiner des pages sur cette première session. Mais point trop n’en faut, achevons là. Et non, personne n’a finalement joui, et c’est tout à fait ok. Nous décidons de sortir nous sustenter, ce genre de sport en salon ça creuse. En quelques minutes nous enfilons une tenue décente et nous retrouvons dans les rues de Sitges encore tout transpirant et avec des reliquats de Strokinut entre les doigts. Notre instinct nous conduit dans un restau encore ouvert à 22h. C’est le moment de se rafraichir avec un nouveau verre de Sangria. Nous sommes tous attablés, heureux, mais fatigués. Il est clair qu’entre nos voyages respectifs et une session de 4h dans les dents, il y a de quoi. Merde, si on grille toute notre énergie dès le premier jour, on est pas sortis de l’auberge. Plats médiocres et surtout, longs à arriver (faut-il voir une résonnance ?), nous ressortons du restau encore plus crevés qu’à notre arrivée.
Retour à l’appart, ma montre avoisine minuit, la clim est louable, car il n’y a pas beaucoup d’air le soir. On s’affale tous dans le salon, épuisés. Un sentiment de mi-motivation, mi-flemme règne désormais dans la pièce. Va-t-on va remettre le couvert ? Certains sont en train de s’endormir et d’avoir les paupières lourdes….est-ce que l’appel du chibre sera le plus fort ? 1-2 on la main dans le short, mais sans trop de conviction… Et soudain, ça commence à se gazer….et la magie du poppers opère. Les paupières ne sont plus lourdes du tout et une énergie invisible surgit de nulle part et transcende le groupe! Nos pouls s’accélèrent et c’est repartis comme en 40. On se met très vite à rebander, et à branler. Le mélange de la fatigue, du poppers et l’absence totale de gène entre nous font que l’on goon direct. Ça rale, ça expose son cul, ça edge, chacun y va de sa façon pour teaser et exciter le chibre des voisins. Dans la montée générale de l’excitation, trois d’entre nous finissent par jouir au bout d’une heure. À chaque giclée de foutre d’un poto, c’est l’acclamation générale du groupe et puis surtout, des rires de joie. Ce sont des rires naturels et profonds, c’est de la joie pure de voir son pote gicler, c’est incroyable comme moment. Aujourd’hui en y repensant, je pense que nos rires de joie sont une forme d’expression mature et collective du sentiment de compersion que l’on a réussir cultiver pendant le séjour. Quand je vous écris ces lignes précisément, j’ai tout simplement le smile qui ressurgit sur mon visage, par le fait de repenser à tous ces rires et ces moments de joie masturbatoire. Vivez-le, je vous le souhaite à tous.
Miguel, Simon, Thomas et moi n’avons toujours pas juté. Et si on allait tester la terrasse du premier étage ? Aussitôt dits, aussitôt faits, nous nous installons par terre et sur deux transats, avec un peu de poppers et un pot de Strokinut. Et voici que débuta la première session de ma vie de branle collective sous les étoiles et la lune. Je recommande l’expérience, vraiment. Le ciel est dégagé, la lune est presque pleine. La lumière qu’elle pose sur nos corps fatigués et transpirant est presque hypnotisante. Nous sommes au-delà d’une lumière tamisée, c’est une ambiance lunaire et chibresque à la fois. Le sol n’est pas hyper confortable, mais on s’en fout. La queue à la main nous continuons nos va et vient. Petit changement néanmoins, nous devons activer le mode silencieux. Il est plus d’une heure du matin passée, nous sommes sur la terrasse extérieure et nous ne pouvons pas beugler comme des veaux au clair de lune. Quand je repense à ce moment, il y a une certaine esthétique contemplative qui m’envahit. J’avais une mi-molle dans les mains, et je m’astique, totalement allongé au sol en regardant la voie lactée. Je suis crevé, mais ce moment est presque hors du temps. J’aimerais pouvoir écrire des lignes et des lignes pour essayer de figer au mieux dans les mots ces 15 minutes sous la lune. J’ai même cru que j’allais finir par prendre un coup de lune sur le gland (attention ceci est message de prévention de l’assurance maladie). Mes comparses jutent, toujours en mode silencieux et on rit (aussi) en mode silencieux. C’est à mon tour d’expulser la semence chaude et libératrice du premier soir. C’est assez difficile pour moi de juter sans faire de bruit alors je m’efforce de plaquer ma propre main sur ma bouche pour limiter les dégâts pour le voisinage.
Quelle première journée bordel !
Vous l'attendiez alors voici la suite ! J'ai seulement eu le temps de relire rapidement donc il y a encore des fautes et coquilles qui trainent.
Pour le prochain épisode, il faudra attendre au moins une semaine.
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JOUR 1 MERCREDI
C’est le grand jour, celui du départ, petite érection matinale comme on aime et petit picotement d’excitation dans le le lobe occipital. Levé aux aurores et avec la gaule, ça tombe bien je prends l’avion à CDG (#HumourSturbodouteux). Miguel et Seb partent 1h plus tard depuis Orly. Nous nous retrouverons directement à l’aéroport de Barcelone. Nous pourrons ensuite nous diriger vers notre lieu de villégiature branlistique à Sitges. Le groupe telegram continue de s’animer, derniers préparatifs des valises pour certains, selfie à l’aéroport pour d’autres, ça y est, nous y sommes. Il faudra encore patienter un peu pour ceux qui nous rejoignent durant le weekend.
Quand je suis dans la file d’attente pour l’embarquement, je regarde tous les gens autour de moi. Ce sont des familles, des couples, des groupes d’amis, qui vont surement passer sagement quelques jours à Barcelone. Aussi, je me dis « s’ils savaient le séjour qui m’attend… ». Je me surprends à esquisser un sourire béat plein de malices pendant que quelques pensées lubriques traversent mon esprit. Dans la file d’attente, il y a un ou deux gars qu’on inviterait bien volontiers à se joindre à la batecation eheh.
Je retrouve mes bros à l’aéroport en les attendant avec une pancarte « Frenchy Bators » à la sortie du terminal (bon…ça c’est faux, mais promis les mecs, je ferais ça la prochaine fois !). Je ressens une grande joie lors de ses retrouvailles sous le soleil espagnol, j’ai putain de hâte borrrrdel. Le bus pour Sitges depuis l’aéroport est bien commode, direct, en 35 min, pour 9 euros. Yo est déjà arrivé à Sitges, on le retrouve dans un bar du centre de la ville. C’est la première bière du séjour, une San Miguel, il n’y a pas de hasard. Il est 15h et nous pouvons désormais faire connaissance avec le logement. Miguel a vu juste du début à la fin. Il a choisi un grand appartement en duplex, 3 chambres avec salle de bain associé. Le salon est spacieux et possède un canapé d’angle large et confortable (XP XP). Le logement dispose de deux agréables terrasses extérieures. (SMIRK). Nous prenons nos marques petit à petit avec les lieux, répartition des chambres, et bien sûr vérifications des vis-à-vis potentiels (hihi). On a presque pas de vis-à-vis sur les terrasses extérieures donc ça, c’est un super point... Le salon est adapté pour accueillir des potes de branle et jouxte directement la cuisine, que demander de plus ?! Mig & Seb ont aussi pensé à rapporter des chaises pliantes supplémentaires (on sait jamais..). Enfin, le logement est super bien situé, dans le centre de la ville, à deux pas de tout. Je serais sans doute un très mauvais agent immobilier pour décrire un bien à vendre, mais on s’en fout, on est la pour se branler 😛
Peu de temps après notre arrivée dans l’appartement deux autres comparses arrivent Simon et Thomas :
- Simon est un camfriend de Miguel et nous vient d’Australie ! En voyage en Europe il nous fait le plaisir de quelques escales masturbatoires (dont la Paris Jacks plus tôt en juillet). Quarantenaire d’environ 1m85, il est rasé de près il affiche un regard timide bienveillant et une posture réservée. Vous vous en doutez peut être, il est tout sauf réservé lors qu’il branle et cette double facette du personnage en fait un gentleman bator tout à fait délicieux. Il partagera sa chambre avec le charmant Yo.
- Thomas est aussi un ami bator de Miguel et a pris l’avion depuis Düsselforf en Allemagne. Dans les mêmes âges, il est plus trapu et arbore des yeux d’un bleu profond. Il est très sociable et parle quelques mots de français. Vous cherchez un gars prêt à bander/branler/gooner 24/24h 7/7j ? Vous avez votre homme, il bande en un rien de temps et expose un chibre massif veiné, et surtout une paire de balloches..mama, elles sont bien plus généreuses que celles mets dans mon pot mon glacier ! Ce sera mon copiaule pour le séjour.
L’heure est aux discussions et à apprendre à se connaitre, tout se passe de façon très fluide. C’est sans mauvais jeux de mots, promis, nous restons habillés pour l’instant. Et puis, c’est le moment des « surprises » que Mig et Seb dégainent de leur grosse valise ! En amont, sur le groupe telegram pour choisir le cadeau d’anniversaire de Miguel j’avais suggéré qu’on fasse faire une casquette « Miguel Bator’s Friends » ou un truc dans le genre à porter en signe de ralliement au groupe. Eh bien il faut croire que mon frère de branle Mig a eu une idée similaire. Avec Seb, en préparant le séjour, il a mis au point une petite sacoche bien garnie de tout un attirail de goodies du branleur. Bordel de merde…c’est tellement génial ! Floqués du logo Summer Batecation 2025, nous avons chacun une casquette jaune, une trousse, un sac, un gobelet, une paire de chaussette, mais aussi un boxer, un décapsuleur et un bracelet ornés de « Proud bator », des rings. Pour clore la liste de ces cadeaux masturbato-estival, un objet très utile et pas des moindres : un collier avec un support pour attacher une fiole de nos substances inhalatrices préférées. Sacré Miguel ! Il n’a vraiment pas fait les choses à moitié. C’est comme ça que je l’aime mon pote <3
La photo ci-dessous illustre notre panoplie pour le séjour :
https://www.branle-entre-potes.com/member/62787/pictures/view/62794/361526/
L’heure tourne et nous approchons des 16h. Il est temps d’aller faire quelques courses pour avoir de quoi boire, grignoter, des écocups, et puis, de quoi se faire un bon petit-déj. Vous êtes peut-être déjà partis en vacances entre potes et retrouvés dans un supermarché avec un cadis pour faire les courses pour la bouffe et surtout l’apéroooo ? Eh bien là c’était exactement la même situation, mais entre potes de branle. J’endosse le rôle de la daronne avec la liste de courses. Dans l’équivalent d’un Liddl, nous trouvons absolument tout, et surtout nous achetons un indispensable au séjour. Au détour d’un rayon je tombe sur un rouleau de sopalin calibre mammouth, qui nous sera bien utile, vous vous en doutez. Sitges est vraiment une ville dans laquelle on se sent bien, tous les commerces sont à moins de 5 minutes du logement. Nous regagnons l’appartement vers 17h et c’est au tour de Steeve de débarquer dans la batecation depuis Heathrow.
Steeve est l’un des organisateurs de la Bator Bro à Londres et nous l’avons déjà vu (et pratiqué…) plusieurs fois 😛 Il est aussi le créateur de la Strokinut : une alternative à l’Albolène élaborée à partir d’huiles et de cires végétales. Après plusieurs prototypes testés auprès de branleurs, il a mis au point une super formule. C’est un bator avenant et discret qui a dans les 45 ans et en parait quasiment 10 de moins, il a une petite pornstache et un regard malicieux. Enfin, petit détail, les pieds le rendent fou, pour son propre bonheur, mais aussi celui de ses potes !
Steeve a rapporté deux petits cartons avec des pots de Strokinut pour la Batecation ainsi que les versions « mini » portables. Ce sont de petites boites métalliques coulissantes avec de la Strokinut, suffisamment petites pour les glisser dans une chaussette ou bien à attacher autour d’un collier (pratique !). Yo avait mis dans ses bagages 3 pots d’Albolène pour subvenir aux besoins du séjour…que nous avons finalement tous boudé au profit de la Strokinut et de sa nouvelle version « Summer ».
Dans l’appart l’ambiance est cool, détente, chill, la climatisation nous permet d’éviter les 30 degrés qui règnent dehors. C’est l’heure de l’apéro, on ouvre des binouzes, de la sangria, et on coupe du fromage et du ciflard. Alors vous me direz peut être : mais c’est quoi cette arnaque, le gars nous vend un récit de vacances entre branleurs, mais il nous raconte qu’ils vont faire des courses à Liddl ! Rien de vraiment croustillant à se mettre sous la dent pour faire soulever le tissu du boxer (ou slip). Alors, arnaque ?! ou…edging ?! Ah ah. Bon, ce n’est que le premier jour et on vient seulement d’arriver dans l’aprem, on a plusieurs jours pour chibrer.
Il est 18h et nous y voilà, la session masturbatoire inaugurale du séjour s’annonce.
Nous l’appelerons « Branle & sangria », participants : Miguel, Seb, Yo, Thomas, Simon, Steeve et moi, durée : 4h, nombre de giclées : cf. plus bas.
C’est le moment d’installer à notre guise le salon pour la baaate. Chacun rapporte son matos, une quinzaine de poppers jonche déjà la table basse ainsi qu’une dizaine de rings et ballstretcher en silicone et métal. Les pots neufs de Strokinut sont déflorés et répartis dans des endroits stratégiquement accessibles. Pendant ce temps, des serviettes et plaids sont étalés pour protéger canapé, fauteuil et les chaises. On pousse les meubles et décorations inutiles, et quelques chaises sont mises en place pour garantir un cercle de branle où tout le monde pourra admirer ses congénères masturbant. Un fauteuil dans l’entrée fera office d’un formidable trône pour accueillir le séant d’un branleur dans un coin du cercle. L’appartement est doté d’un super grand écran télé pour diffuser du contenu, mais pour cette session, nous nous passerons de support pornographique. Chacun s’affaire pour préparer la salle et se change pour une tenue chillistique et décontractée. Ce sera en short de sport et torse nu pour les uns, ou bien en débardeur tandis que d’autres seront en sous vet t-shirt, ou carrément déjà le chibre à l’air, caressé par les flux d’air de la climatisation. Pour ma part, je suis un peu timide (et d’ailleurs tout le monde de moi se moque de moi quand je dis ça…) alors je vais commencer en short de sport chill et t-shirt. Pour boucler cette installation branlistique, je mets en route mon enceinte pour garantir l’atmosphère auditive de la session. Afin de mettre tout le monde dans le bain, je choisis une playlist electro-chill légèrement « planante » avec des influences orientales et sud-américaines. C’est une playlist que j’utilise souvent et qui convient parfaitement pour de nombreuses occasions. Une des terrasses qui donne sur le salon endossera le rôle de fumoir et permettra de se poser en extérieur.
Je vais peut-être me répéter avec ce que j’ai listé dans mon disclaimer, mais il me sera très difficile de rendre compte par écrit de tout ce qui s’est passé lors de cette session de 4h (et lors des sessions qui vont suivre). Pour celle-ci, j’essaye de réunir mes souvenirs et de me remémorer l’enchainement des actions…et voilà que je commence à bander ahah. Merde, il va falloir que je fasse une pause dans la rédaction pour aller me branler… On a eu un certain nombre de sessions de sturbe durant le séjour et je vais tâcher de ne pas me mélanger les pinceaux. La description de la session vous donnera donc seulement un petit aperçut des 4h que nous avons passés la bite la main. L’ambiance, je crois que vous pouvez déjà vous l’imaginer, 7 branleurs, bien installés dans un salon climatisé avec un set-up, une lumière tamisée, de la musique adaptée. On commence par se caresser par-dessus ou par-dessous le peu de vêtements sur nous. Certains ont déjà la queue à l’air et découvrent (comme des gosses) les hauts pouvoirs lubrificateurs de la Strokinut de Steeve. Sur le groupe telegram chacun s'est présenté auparavant, mais c’est toujours quelque chose que de découvrir en live l’anatomie de ses bros.
La plupart d’entre nous bandent déjà, certains sont encore mi-mous, mais on s’en fout, pas de pression, pas de compette, juste du kiff. Je garde encore le boxer Levi’s que j’avais choisi ce matin là, je trouve toujours presque plus excitant de mater un gars qui bande encore en sous vet (#PetitKink) et laisser la découverte visuelle des chibres petit à petit. Le groupe est sur la même longue d’onde, c’est fluide je dirais même que je commence à ressentir une énergie fraternelle et masturbatoire qui converge dans la pièce. Pour cette première session j’ai choisi le fauteuil, et je confirme il est parfait pour sturber (je veux le même chez moi). Le trio de gars sur le canapé commence à faire mutuellement connaissance avec le paquet de leur voisin, c’est tellement excitant à mater. Pas besoin de vidéo porno quand on a du porn live. Et de surcroit, ce sont les potos qui sont en live. Le groupe débute de premières verbalisations timides et sera très vite encouragé par les acclammations branlistiques de Miguel. Alors forcément quand on ouvre la boite de pandore des vocalises, chacun y met de son gosier, « broooooo » « yeaaaah » « up and down on your peniiis » « looook to your penis brooooo ». Je ne vais pas tout vous retranscrire, ces moments-là il faut les vivre pour les comprendre. Mais ce que je peux vous dire, c’est que la queue à la main, à verbaliser, la sturbe, on brise très vite la glace avec ses potos. Le peu d’onces de timidité et de gêne qui pouvaient subsister s’évapore instinctivement. Thomas nous expose sa queue massive - qui est aussi sociale que lui – et qui passe de mains en mains. Miguel est le maitre de cérémonie jovial, comme à son habitude, nous l’honorons d’un massage testiculaire et d’un va-et-vient sur son chibre dès que possible. Ça se tâte gaiement les couilles comme dirait l’autre. Ce soir là, Yo est assez discret sur sa chaise, mais sa queue est bien là, et il entame une masturbation mutuelle queue sur queue avec Simon. Ils nous offrent un petit spectacle des plus appétissant. Leurs râles témoignent du plaisir qui dégage de ce frottage pénien. À ce moment-là nous ne sommes pas encore très bruyants, mais je peux vous assurer que l’on entend raisonner une douce symphonie de pénis graissés qui se font astiquer de bas en haut.
On se déplace petit à petit dans une version branle-musicale pour aller mieux faire connaissance avec ses voisins. Et soudain, Miguel donne le la, chacun s’empare d’une bouteille de poppers, et c’est le moment de l’inhalation collective orchestré par le tempo de notre chef fraternel. À ce moment donné, je switche la playlist pour quelque chose de plus « techno » que j’ai spécialement élaborée pour mes sessions de branle. Ce n’est pas (encore) de la techno hard, mais une techno suffisamment rythmée pour encourager la sturbe et s’enfoncer dans notre rut. Désormais les esprits désinhibés, les corps s’enfoncent petit à petit dans une masturbation animale. Ce cœur de bator en rut devient bruyant, râlant, gémissant et verbalisant grâce à la montée des nitrites. Les conventions sociétales s’envolent, et nous ne sommes plus qu'une troupe d'animaux focalisés sur leur pénis qui s’encouragent les uns les autres à poursuivre la danse masturbatoire sur le diapason. Lors du deuxième sniff collectivement coodorné, je suis sur mon fauteuil et j’exhibe mon corps, mon cul, tout en continuant de gooner et de tirer la langue. Ma souplesse incite deux de mes compères à faire de même, la situation est tellement kiffante ! Je n’ai pas pris le soin de le préciser jusque là, mais nous sommes tous des gooners, alors la verbalisation, la langue tirée, baver, s’exposer, ruter, on connait.
La session se poursuit, la sangria coule et nous kiffons notre moment sans trop nous préoccuper de l’heure. Plusieurs sniffages de chaussettes sont en cours pour les amateurs, des duos, des trios se forment. Tout est un peu flou tellement ça part à droite, à gauche, il y a de quoi regarder partout….alors que pour l’instant nous ne sommes « que » 7. De mon côté je fais plaisir aux amateurs de pieds en m’exerçant à une de mes techniques masturbato-podologique (pardon ce jargon commence à me dépasser, je plaide coupable). Je mets en action ma souplesse pour joindre mes pieds autour de la verge turgescente de Steeve et je commence à le branler ainsi en maintenant une cadence soutenue. Pendant ce temps, deux potes plaquent leurs pieds sur son visage, il est aux anges, quel spectacle. Et même si on n’a pas forcément un kink/kiff/fétiche sur les pieds, le tableau qu’il en ressort, et l’énergie dégagée fournissent une situation superbement excitante. Pas de jaloux, tous ceux qui le souhaitent se feront lécher et renifler les pieds par Steeve et par d’autres, haha.
Vous vous en doutez, ce genre de tableau défile tout au long de la soirée, en 4h, avec 7 branlos de tout bord il y a de quoi faire. La session est entrecoupée de pauses sur la terrasse, à poil. L’une des terrasses a l’avantage de donner sur le salon, ce qui permet de ne rien louper de ce qui passe à l’intérieur… D’autres trios, duos, solo se forment, chaque vue est délicieuse. On se branle, on rut, on expose son corps, se gaze au poppers, on graisse sa queue, celle de son voisin et on encourage ses bros pour faire durer le moment. À plusieurs reprises la montée de l’excitation générale porte certains d’entre nous au bord, quelques leaks s’échappent, mais personne ne jouit. Cela fait 4h qu’on y est ! Pas mal pour inaugurer le séjour, non ? Dans le salon, un nuage olfactif qui mélange la sueur, le mâle et le poppers règne. On se regarde, on est tous de gros bators et ça fait un bien fou de ce retrouver entre gars qui vivent et pratique la masturbation avec le même engouement.
À défaut de pouvoir tartiner actuellement de foutre chaud mon clavier, je pourrais vous en tartiner des pages sur cette première session. Mais point trop n’en faut, achevons là. Et non, personne n’a finalement joui, et c’est tout à fait ok. Nous décidons de sortir nous sustenter, ce genre de sport en salon ça creuse. En quelques minutes nous enfilons une tenue décente et nous retrouvons dans les rues de Sitges encore tout transpirant et avec des reliquats de Strokinut entre les doigts. Notre instinct nous conduit dans un restau encore ouvert à 22h. C’est le moment de se rafraichir avec un nouveau verre de Sangria. Nous sommes tous attablés, heureux, mais fatigués. Il est clair qu’entre nos voyages respectifs et une session de 4h dans les dents, il y a de quoi. Merde, si on grille toute notre énergie dès le premier jour, on est pas sortis de l’auberge. Plats médiocres et surtout, longs à arriver (faut-il voir une résonnance ?), nous ressortons du restau encore plus crevés qu’à notre arrivée.
Retour à l’appart, ma montre avoisine minuit, la clim est louable, car il n’y a pas beaucoup d’air le soir. On s’affale tous dans le salon, épuisés. Un sentiment de mi-motivation, mi-flemme règne désormais dans la pièce. Va-t-on va remettre le couvert ? Certains sont en train de s’endormir et d’avoir les paupières lourdes….est-ce que l’appel du chibre sera le plus fort ? 1-2 on la main dans le short, mais sans trop de conviction… Et soudain, ça commence à se gazer….et la magie du poppers opère. Les paupières ne sont plus lourdes du tout et une énergie invisible surgit de nulle part et transcende le groupe! Nos pouls s’accélèrent et c’est repartis comme en 40. On se met très vite à rebander, et à branler. Le mélange de la fatigue, du poppers et l’absence totale de gène entre nous font que l’on goon direct. Ça rale, ça expose son cul, ça edge, chacun y va de sa façon pour teaser et exciter le chibre des voisins. Dans la montée générale de l’excitation, trois d’entre nous finissent par jouir au bout d’une heure. À chaque giclée de foutre d’un poto, c’est l’acclamation générale du groupe et puis surtout, des rires de joie. Ce sont des rires naturels et profonds, c’est de la joie pure de voir son pote gicler, c’est incroyable comme moment. Aujourd’hui en y repensant, je pense que nos rires de joie sont une forme d’expression mature et collective du sentiment de compersion que l’on a réussir cultiver pendant le séjour. Quand je vous écris ces lignes précisément, j’ai tout simplement le smile qui ressurgit sur mon visage, par le fait de repenser à tous ces rires et ces moments de joie masturbatoire. Vivez-le, je vous le souhaite à tous.
Miguel, Simon, Thomas et moi n’avons toujours pas juté. Et si on allait tester la terrasse du premier étage ? Aussitôt dits, aussitôt faits, nous nous installons par terre et sur deux transats, avec un peu de poppers et un pot de Strokinut. Et voici que débuta la première session de ma vie de branle collective sous les étoiles et la lune. Je recommande l’expérience, vraiment. Le ciel est dégagé, la lune est presque pleine. La lumière qu’elle pose sur nos corps fatigués et transpirant est presque hypnotisante. Nous sommes au-delà d’une lumière tamisée, c’est une ambiance lunaire et chibresque à la fois. Le sol n’est pas hyper confortable, mais on s’en fout. La queue à la main nous continuons nos va et vient. Petit changement néanmoins, nous devons activer le mode silencieux. Il est plus d’une heure du matin passée, nous sommes sur la terrasse extérieure et nous ne pouvons pas beugler comme des veaux au clair de lune. Quand je repense à ce moment, il y a une certaine esthétique contemplative qui m’envahit. J’avais une mi-molle dans les mains, et je m’astique, totalement allongé au sol en regardant la voie lactée. Je suis crevé, mais ce moment est presque hors du temps. J’aimerais pouvoir écrire des lignes et des lignes pour essayer de figer au mieux dans les mots ces 15 minutes sous la lune. J’ai même cru que j’allais finir par prendre un coup de lune sur le gland (attention ceci est message de prévention de l’assurance maladie). Mes comparses jutent, toujours en mode silencieux et on rit (aussi) en mode silencieux. C’est à mon tour d’expulser la semence chaude et libératrice du premier soir. C’est assez difficile pour moi de juter sans faire de bruit alors je m’efforce de plaquer ma propre main sur ma bouche pour limiter les dégâts pour le voisinage.
Quelle première journée bordel !
Wouah quel récit ! Ca donne envie ! La gaule tout du long
Bravo Basile! Ton récit chronologique est excellent! Super présentation des protagonistes au bon moment et hyper excitante!
J’ai hâte de lire le jour 2
J’ai hâte de lire le jour 2
Magnifiquement écrit…vivement la suite
Merci beaucoup pour cette 1 ère journée
Hâte de connaître la suite de la semaine
Hâte de connaître la suite de la semaine
On veut savoir qui a fait jouir qui 🙂 dans quelle position ?
Super récit . J’en ai mal à la teub tellement j’étais bien dur !
Super récit de vacances de branleurs !
Salut les gars !
Alors comme expliqué en préambule, non je ne suis pas en mesure de relater comment, à la seconde près, précisément, qui a jouit, par qui et dans quelle position du branlosutra. C’était début août, j’ai pris quelques notes mais l’idée c’est aussi de vous donner des éléments de contexte, un peu de description et votre imagination fera le reste. Si je raconte tout en détail, peut être que ces moments uniques perdraient légèrement en saveur.
Bref, me revoilà, c’est le retour du PÈRE FAPTOR ! Merci Paul (qui se reconnaitra 😛) pour ce nouveau surnom qui me colle déjà au gland. On est dimanche le jour du seigneur (ou le jour du branleur) et, je me remets devant mon ordi pour vous toucher quelques mots et prêcher la branle parole.
Le jour 1 était clairement très dense, je relis mes notes et je me dis que la narration du jour 2 sera peut être un peu moins riche, à vot’bon cœur !
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JOUR 2 JEUDI
Après une première journée riche en branle et en bons moments, une bonne nuit de sommeil n’était pas de refus. J’espère qu’elle nous apporte le repos nécessaire pour enchainer sur une nouvelle journée. La literie est excellente et je dors comme un bébé, mon copiaule teuton Thomas ne ronfle même pas ! Je finis par me lever. En général, j’aime bien trainer au lit le matin en vacances pour me branler un p’tit coup avant de commencer la journée, mais vu ce comment j’ai fini la soirée, mon gland implore pour un peu de répis, momentanément, je vous le concède.
Il doit être dans les environs de 10h et j’arrive dans le salon, la table est mise, certains d’entre nous plus matinaux sont allés faire des courses et ont préparé un petit déjeuner de roi. Des fruits, des yaourts, du pain frais, de la confiture, des jus de fruits, du thé, du café, de l’omelette, du bacon grillé au four, du fromage… Pendant que bave devant cette table, je vois Miguel afféré en cuisine, qui nous prépare des pancakes qui, spoiler alert, ils étaient délicieux. Que demander de plus ahaha ? Même ta grand-mère elle t’a jamais préparé de p’tit dej comme ça. Un petit-déj/brunch entre potes de branle, c’est ça qu’c’est bon booordel !
Quand on goon avec quelqu’un, on rentre dans une forme d’intimité très animale, très primale. Lorsqu’on découvre les gens au réveil, lorsqu’on se dit bonjour à la sortie du lit, c’est une tout autre intimité, plus douce qui se dévoile. Olfactivement, les odeurs de cuisine se mélange aux fragrances masculines du matin, c’est très chill et légèrement musqué à la fois.On se dit bonjour par un hug, un smack, parfois une petite pelle (pour les plus confiants avec leur haleine du matin…), un salut à teub, ou une tâte du paquet. Certains sont à poils, en short, torse nu, en sous-vêtement, chacun est libre et c’est ça qui est très cool. Certains sont sur le canap en attendant et se tâte et se frotte timidement, pendant que d’autres fument sur la terrasse leur première clope de la journée, le zob à l’air et le soleil caressant leurs testiboules.
Une tâche désormais difficile m’incombe : comment accompagner musicalement au mieux ce moment ? Il nous faut quelque chose de doux, paisible et qui ne prenne pas le dessus sur les émotions. Je finis par choisir des musiques de film, une playlist du compositeur Joe Hisaishi (qui a fait une grande partie des bandes originales des films de Miyazaki). Nous prenons notre petit-déj avec de la musique classique en fond, tout le monde est très poli. En rigolant, nous nous faisons la réflexion que l’ambiance est très « civilisée », très « polissée » ce qui semble être un sacré contraste quand on repense à nos sessions de branle de la veille où on a ruté et gooné comme des gros porcos. Comme quoi, tout bon gooner sait aussi parfaitement vivre en société et se camoufler dans la masse et les conventions sociales 😉. J’ai beaucoup aimé ce moment, simple et chaleureux, je me suis sentis « vivant » et en compagnie de potes avec qui je pouvais partager plein de choses et pas seulement ma queue.
Deux masturbato-potes doivent faire leur entrée aujourd’hui : Nans et Scot.
• Nans est un branleur français plus jeune, dans sa vingtaine qui vit actuellement à Barcelone. Il a été recommandé par un contact de Miguel sur Bateworld. Il n’est pas très grand, poilu, arbore un sourire sympathique et déborde d’énergie. Il a découvert le monde de la branle il y a un an et est depuis avide de recontrer des branleur et de vivre d’avantage d’expériences branlistiques. Il sera avec nous durant cette seconde journée.
• Scott est un daddy branlos proche de la cinquantaine qui nous vient de New York, Sir yess sir ! Son pseudo complet est « Coach Scot NY » et si je le cite ici c’est que ça a une importance. Quelques semaines avant la Batecation il nous a fait un vocal dans un des fils de discussion…une voix hyper grave, amicale, doucement dominante… Mama mia quand tu entends ça, tu te dis que c’est le genre de voix à transformer n’importe quel hétéro* débutant en un vrai cleps ruteur aux ordres du coach ! Physiquement il est de taille normale brun, et quand il a débarqué, sa voix était encore plus sexy en vrai !
*Nonobstant ce petit PS en milieu de texte (je vous épargne une note de bas de page...), chacun se définit comme il le souhaite, quelles que soient ses pratiques sexuelles (cf. def hétéro/bi de mon dico). Et puis, je n’ai rien les hétéros, j’ai d’ailleurs un ami hétéro et c’est quelqu’un de très bien! 😉
Scot et Nans arrivent en fin de matinée, nous faisons connaissance, discussions, chillance dans le salon et sur la terrasse.Le petit-déj’ en cours est débarrassé par l’équipe de plonge. Le programme n’est pas encore fixé, mais nous tombons d’accord pour passer l’après-midi à la plage. L’avantage d’une station balnéaire comme Sitges, c’est qu’on a l’embarras du choix pour les plages. On aimerait bien aller à la Playa del Hombre Muerto. C’est une petite plage plus à l’ouest de Sitges, accessible en taxi, après une petite rando d’une vingtaine de minutes. Vous trouverez aisément des photos sur le net pour vous rendre compte de la beauté de cette plage. Tout le monde se prépare pour l’après-midi coquillage bite salée et bronzette sur la plage bondée. Chacun place dans sa besace serviette, lunette, crème solaire, parasol, bref vous voyez. Un petit détail néanmoins, Miguel nous avait indiqué qu’il fallait prendre des chaussures « de mer ». C’est une plage excentrée, naturiste et il s’agit de la plus vieille plage naturiste homo d’Europe (existant depuis 1930 !). Celle-ci comprend un spot de cruising en pieds de falaise, qui n’est accessible qu’à la nage, ou bien en escaladant les rochers. Miguel ne nous en dit pas plus, pour nous laisser la surprise de découvrir cet endroit, qui nous fera, littéralement une «batecave ».
Le taxi nous dépose au bord de la route et nous enchainons avec une vingtaine de minutes de marche sur un chemin poussiéreux qui entaille la garrigue puis une forêt de pin. Sur le chemin un mélange d’excitation se fait ressentir, nous allons découvrir un tout nouveau lieu, et qui plus est, un spot chargé d’histoires. À la sortie de cette pinède clairsemée il faut être prudent et traverser des voies de chemin fer où passent très régulièrement des trains. Dès l’arrivée à la plage, la couleur est annoncée et flotte fièrement dans les airs. Des panneaux présentent brièvement l’histoire de la plage et précisent qu’il s’agit d’un endroit naturiste. Il est dans les midis, le soleil est haut et la plage est déjà maculée de parasols et de corps masculins dénudés. Nous arrivons néanmoins à trouver un emplacement sans trop de cailloux qui nous permet de nous étaler pour installer notre campement de branleur. Direct à poil pour moi, cela m’avait manqué cette liberté à la plage. La plupart des gars sont également nus sur le sable. Dans ce genre d’endroit, tu peux rester nu ou pas et personne ne te dira quoi que ce soit.
Il fait chaud et nous nous dirigeons directement à l’eau. J’avais oublié à quel point c’est agréable de se baigner en mer sans maillot de bain. L’eau est claire, chaude et pas mal de gars se baignent au bord. De mon côté, j’abandonne mes comparses et j’en profite pour aller faire quelques longueurs de nage un peu plus au large. C’est aussi l’occasion de faire du repérage sur la configuration du lieu, et bien sûr, de profiter de la vue. Le groupe est un peu fatigué de la veille et profite du repos sur le sable ou dans l’eau. Mon envie de découvrir ce nouveau lieu est pressante et j’indique à mes camarades que je vais faire quelques brasses pour découvrir la « bate cave » (dans laquelle ils me rejoindront très vite). Je suis suivi de Nans à la nage tandis que mes compagnons l’atteindront par cabotage. Petit à petit, par la voie aquatique, je finis par me rapprocher du lieu dit, où je voyais au loin les mecs s’agglutiner. Il s’agit effectivement d’une petite grotte en front de mer, bien cachée en pieds de falaise et sculptée par l’érosion marine au fil des années.
Je dirais qu’une quinzaine de mecs est déjà là, la queue à l’air pour la plupart, le sexe en érection. Alors oui, c’est un lieu de cruising, tout y est possible. Mais les lieux de cruising sont aussi de parfaits lieux pour les branleurs, pour se branler et avoir du porno live. Il me faut un peu de temps pour me sentir complètement à l’aise avec le lieu. Je prends mes points de repère au fur et à mesure, j’observe les gars présents de loin et je finis par rejoindre la grotte de tous les plaisirs. Mes potos de branles sont déjà là, Miguel, Seb, Scott, Thomas, Nans puis nous sommes rejoints par Simon. On sait ce qu’on sait se faire de mieux, se branler. Queues dressées et en demi-cercle pour laisser la possibilité à d’autres gars de rentrer dans la danse masturbatoire. Je ne sais plus combien de temps nous avons passé, on a branlé, les uns avec les autres, et plusieurs gars nous ont rejoints. Ce qui est agréable dans cette grotte c’est que les vagues viennent lécher tes pieds pendant que tu y es. Et c’est le bruit du va-et-vient des vagues qui y résonne, bien plus fort que nos « up and down on your penis bro » et nos râles de masturbateurs invétérés. Nans et Thomas finissent par jouir. Leurs têtards tout chauds ont été directement rejetés à l’eau. Certains mecs se contentent de mater notre groupe, ou de se branler à l’écart. Quelques nouveaux mecs arrivent petit à petit. Dans la bate cave on doit atteindre une trentaine ou une quarantaine de gars. Avec Seb un mec réussit à nous sucer l’un après l’autre. Bon soyons clair… je ne suis clairement pas venu pour ça, et c’était clairement ennuyeux comme pipe. On échange un regard complice avec Seb, j’ai l’impression qu’il a ressenti la même chose. Il est clair qu’avec la teub qu’il arborent entre les jambes il fait des jaloux et en rend d’autres bien gourmands. Dans le fond de la grotte, on entend un gars qui se fait enculer et on devine dans la pénombre les coups de reins qu’il encaisse. La situation est excitante, mais je commence à débander. Pour ma part je ne jouis pas, ce n’est pas grave l’éjac n’est pas une fin en soit. Et c’est pleinement ok pour moi. Cette bate cave est une très belle découverte, la vue est sublime, mais je finis par rejoindre la plage pour profiter de l’eau et me reposer.
Sur le sable, on traine tranquillement et nous retournons vite à l’eau pour nous rafraichir. Un second round à la bate cave se prépare. Il est un peu plus tard dans l’aprèm et de nouveaux mecs ont rejoint la plage (et la bate cave). À mon arrivée il doit bien y avoir facilement une cinquantaine de gars dedans et une dizaine qui observe les scènes depuis l’eau. Même configuration, je finis par bander timidement. Cette fois, mais je suis sans mes potes de branle et l’ambiance n’est clairement pas pareil dans ma tête. Je me fais aborder par un gars qui veut me pomper et un autre qui semble avoir envie que je l’encule, je décline poliment. La bate cave reste toutefois hyper excitante, elle est pleine de beaux mecs, certains sont à genoux affairés à sucer bite après bite tandis que d’autres se font baiser. En général, quand il y a une scène de sexe, plein de gars s’agglutinent autour pour avoir la meilleure vue et mater. Bon, il est vrai que la vue est sympa, mais je ne m’éternise et je rejoins mes potes sur la plage. Dans ce genre de moments, il est important d’accepter qu’on ne puisse pas bander tout le temps, que c’est ok de ne pas avoir envie. Le contraste est plein de sens. Quand tu partages quelque chose de fort avec tes potos, avec qui tu connectes *vraiment* (comme pendant la session de la veille), eh bien, forcément tu deviens exigent. Je me sens beaucoup plus à l’aise, en confiance et en sécurité avec mes potes. Si ce genre d’endroit est sympa, il nous rappelle aussi le côté trop souvent impersonnel, peu interactif, et connectant qu’il existe bien trop souvent sur les lieux de cruising. Nous finissons par rentrer à Sitges, un peu fatigués d’avoir pris le soleil toute la journée. Il nous faut nous sustenter. Un super restaurant de poulet puis une glace à l’italienne feront l’affaire.
Nous sommes tous un peu crevés de la journée que nous venons de passer et nous rejoignons la batehouse vers 22h30. On se pose sur le canap, sur la terrasse ça discute. Tout le monde est à l’aise, car on commence à bien se connaître, et donc forcément ça commence à se toucher…à sortir les queues ! Mais stopppp pause générale, on n’est pas des animaux (ahaha). Branle-bas de combat, il faut installer le salon pour une session en bonne et due forme. La lumière, les couvertures, bref vous voyez le truc maintenant que je vous ai tout expliqué le premier soir. Miguel a reçu en cadeau un superbe plateau en forme de bite. Ce plateau fera office de plateau à poppers, que demander de plus classe ? De mon côté je choisis une playlist electrochill pour accompagner la soirée. Cette fois-ci nous avons profité du grand écran pour mettre du porn. Steeve a partagé un super drive avec de nombreuses compilations de vidéos et branle, et notamment les célèbres « B8topia ». Certains d’entre vous connaissent surement ces formidables vid où c’est le défilé de branlos de compette. Et là c’est devenu le branleur test « ah lui je le connais », « ah oui lui c’est mexican gooner je cam souvent avec lui », « oh lui il est trop cool et grave sex ». La cul-ture c’est aussi ça et c’est dans ces moments-là que tu te rends compte (pour ceux qui en douteraient encore..) que tu es avec de vrais branleurs. Le monde des bators est petit et on finit tous par en (re)connaitre. Dans les compils de B8topia plusieurs gros branlos français qui s’exhibent sur BEP ou sur Telegram étaient présents.
Durant cette session, nous découvrons plus en profondeur les talents de Scott quand il fait connaissance (branlistiquement) avec chacun d’entre nous. Scott porte parfaitement bien sa réputation de coach ! Un à un, sous la forme de duo avec lui il va nous coacher. C’est assez simple, tête contre tête, avec sa voix virile, envoutante et légèrement, « Yes brooo, rub this fucking dong » et on s’est tous transformés en good boys branlos. Quel spectacle bordel ! Quand l’un d’entre nous se faisait coacher, on pouvait tout admirer et c’était diablement excitant. Nul besoin de mater le porn sur la télé, la voix de Scott, la connexion qu’on sentait avec son coaché c’était totalement ouf. Et quand c’est à ton tour de te faire coacher…quel pied putain ! Tu lâches le contrôle, tu te plonges dans ses yeux doux et tu obéis à sa voix rauque en te focaliser sur ton pénis et/ou sur le sien. Je vous passe les longue descriptions, mais on a gooné, ruté, beaucoup rigolé, beuglé et grogné bruyamment. Il y a eu de l’exposition de trou de branleur, des pattes en l’air, des langues tirées et de long sniff de poppers. Car évidemment, Scott est aussi un coach pour le poppers. Il te fait repousser tes capacités pulmonaires, et le résultat est encore plus fou. Lorsqu’il m’a coaché, je me suis directement enfoncé dans une débilisation jouissive de ma sturbe. J’ai atteint le goon state tellement rapidement avec lui, pour mon plaisir et pour l’encouragement de mes frères de goon. C’était une sensation sans artifice, une pure connexion des corps, des esprits. J’ai ressenti la rencontre de nos énergies les plus primales avec nos zobs ! Il est 01h du mat' passé et la fatigue de certains d’entre nous se fait sentir. C’est l’heure d’aller se coucher pur deux d’entre eux. Une fois encore, c’est important de s’écouter, de ne pas se forcer. On fait un gros câlin de bonne nuit à nos frérots et nous continuons notre session.
Cette fois-ci il n’y aura pas d’happy ending sous les étoiles, juste une bonne session qui terminera vers 2h30 du matin. Ce fut encore un moment qui atteindra pas loin de 4h de sturbe. Merde, on va commencer à s’habituer à faire ce genre de session tous les soirs…. Il faut qu’on fasse attention, sinon on ne sera plus en mesure d’apprécier une branle de 30 minutes..
Alors comme expliqué en préambule, non je ne suis pas en mesure de relater comment, à la seconde près, précisément, qui a jouit, par qui et dans quelle position du branlosutra. C’était début août, j’ai pris quelques notes mais l’idée c’est aussi de vous donner des éléments de contexte, un peu de description et votre imagination fera le reste. Si je raconte tout en détail, peut être que ces moments uniques perdraient légèrement en saveur.
Bref, me revoilà, c’est le retour du PÈRE FAPTOR ! Merci Paul (qui se reconnaitra 😛) pour ce nouveau surnom qui me colle déjà au gland. On est dimanche le jour du seigneur (ou le jour du branleur) et, je me remets devant mon ordi pour vous toucher quelques mots et prêcher la branle parole.
Le jour 1 était clairement très dense, je relis mes notes et je me dis que la narration du jour 2 sera peut être un peu moins riche, à vot’bon cœur !
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JOUR 2 JEUDI
Après une première journée riche en branle et en bons moments, une bonne nuit de sommeil n’était pas de refus. J’espère qu’elle nous apporte le repos nécessaire pour enchainer sur une nouvelle journée. La literie est excellente et je dors comme un bébé, mon copiaule teuton Thomas ne ronfle même pas ! Je finis par me lever. En général, j’aime bien trainer au lit le matin en vacances pour me branler un p’tit coup avant de commencer la journée, mais vu ce comment j’ai fini la soirée, mon gland implore pour un peu de répis, momentanément, je vous le concède.
Il doit être dans les environs de 10h et j’arrive dans le salon, la table est mise, certains d’entre nous plus matinaux sont allés faire des courses et ont préparé un petit déjeuner de roi. Des fruits, des yaourts, du pain frais, de la confiture, des jus de fruits, du thé, du café, de l’omelette, du bacon grillé au four, du fromage… Pendant que bave devant cette table, je vois Miguel afféré en cuisine, qui nous prépare des pancakes qui, spoiler alert, ils étaient délicieux. Que demander de plus ahaha ? Même ta grand-mère elle t’a jamais préparé de p’tit dej comme ça. Un petit-déj/brunch entre potes de branle, c’est ça qu’c’est bon booordel !
Quand on goon avec quelqu’un, on rentre dans une forme d’intimité très animale, très primale. Lorsqu’on découvre les gens au réveil, lorsqu’on se dit bonjour à la sortie du lit, c’est une tout autre intimité, plus douce qui se dévoile. Olfactivement, les odeurs de cuisine se mélange aux fragrances masculines du matin, c’est très chill et légèrement musqué à la fois.On se dit bonjour par un hug, un smack, parfois une petite pelle (pour les plus confiants avec leur haleine du matin…), un salut à teub, ou une tâte du paquet. Certains sont à poils, en short, torse nu, en sous-vêtement, chacun est libre et c’est ça qui est très cool. Certains sont sur le canap en attendant et se tâte et se frotte timidement, pendant que d’autres fument sur la terrasse leur première clope de la journée, le zob à l’air et le soleil caressant leurs testiboules.
Une tâche désormais difficile m’incombe : comment accompagner musicalement au mieux ce moment ? Il nous faut quelque chose de doux, paisible et qui ne prenne pas le dessus sur les émotions. Je finis par choisir des musiques de film, une playlist du compositeur Joe Hisaishi (qui a fait une grande partie des bandes originales des films de Miyazaki). Nous prenons notre petit-déj avec de la musique classique en fond, tout le monde est très poli. En rigolant, nous nous faisons la réflexion que l’ambiance est très « civilisée », très « polissée » ce qui semble être un sacré contraste quand on repense à nos sessions de branle de la veille où on a ruté et gooné comme des gros porcos. Comme quoi, tout bon gooner sait aussi parfaitement vivre en société et se camoufler dans la masse et les conventions sociales 😉. J’ai beaucoup aimé ce moment, simple et chaleureux, je me suis sentis « vivant » et en compagnie de potes avec qui je pouvais partager plein de choses et pas seulement ma queue.
Deux masturbato-potes doivent faire leur entrée aujourd’hui : Nans et Scot.
• Nans est un branleur français plus jeune, dans sa vingtaine qui vit actuellement à Barcelone. Il a été recommandé par un contact de Miguel sur Bateworld. Il n’est pas très grand, poilu, arbore un sourire sympathique et déborde d’énergie. Il a découvert le monde de la branle il y a un an et est depuis avide de recontrer des branleur et de vivre d’avantage d’expériences branlistiques. Il sera avec nous durant cette seconde journée.
• Scott est un daddy branlos proche de la cinquantaine qui nous vient de New York, Sir yess sir ! Son pseudo complet est « Coach Scot NY » et si je le cite ici c’est que ça a une importance. Quelques semaines avant la Batecation il nous a fait un vocal dans un des fils de discussion…une voix hyper grave, amicale, doucement dominante… Mama mia quand tu entends ça, tu te dis que c’est le genre de voix à transformer n’importe quel hétéro* débutant en un vrai cleps ruteur aux ordres du coach ! Physiquement il est de taille normale brun, et quand il a débarqué, sa voix était encore plus sexy en vrai !
*Nonobstant ce petit PS en milieu de texte (je vous épargne une note de bas de page...), chacun se définit comme il le souhaite, quelles que soient ses pratiques sexuelles (cf. def hétéro/bi de mon dico). Et puis, je n’ai rien les hétéros, j’ai d’ailleurs un ami hétéro et c’est quelqu’un de très bien! 😉
Scot et Nans arrivent en fin de matinée, nous faisons connaissance, discussions, chillance dans le salon et sur la terrasse.Le petit-déj’ en cours est débarrassé par l’équipe de plonge. Le programme n’est pas encore fixé, mais nous tombons d’accord pour passer l’après-midi à la plage. L’avantage d’une station balnéaire comme Sitges, c’est qu’on a l’embarras du choix pour les plages. On aimerait bien aller à la Playa del Hombre Muerto. C’est une petite plage plus à l’ouest de Sitges, accessible en taxi, après une petite rando d’une vingtaine de minutes. Vous trouverez aisément des photos sur le net pour vous rendre compte de la beauté de cette plage. Tout le monde se prépare pour l’après-midi coquillage bite salée et bronzette sur la plage bondée. Chacun place dans sa besace serviette, lunette, crème solaire, parasol, bref vous voyez. Un petit détail néanmoins, Miguel nous avait indiqué qu’il fallait prendre des chaussures « de mer ». C’est une plage excentrée, naturiste et il s’agit de la plus vieille plage naturiste homo d’Europe (existant depuis 1930 !). Celle-ci comprend un spot de cruising en pieds de falaise, qui n’est accessible qu’à la nage, ou bien en escaladant les rochers. Miguel ne nous en dit pas plus, pour nous laisser la surprise de découvrir cet endroit, qui nous fera, littéralement une «batecave ».
Le taxi nous dépose au bord de la route et nous enchainons avec une vingtaine de minutes de marche sur un chemin poussiéreux qui entaille la garrigue puis une forêt de pin. Sur le chemin un mélange d’excitation se fait ressentir, nous allons découvrir un tout nouveau lieu, et qui plus est, un spot chargé d’histoires. À la sortie de cette pinède clairsemée il faut être prudent et traverser des voies de chemin fer où passent très régulièrement des trains. Dès l’arrivée à la plage, la couleur est annoncée et flotte fièrement dans les airs. Des panneaux présentent brièvement l’histoire de la plage et précisent qu’il s’agit d’un endroit naturiste. Il est dans les midis, le soleil est haut et la plage est déjà maculée de parasols et de corps masculins dénudés. Nous arrivons néanmoins à trouver un emplacement sans trop de cailloux qui nous permet de nous étaler pour installer notre campement de branleur. Direct à poil pour moi, cela m’avait manqué cette liberté à la plage. La plupart des gars sont également nus sur le sable. Dans ce genre d’endroit, tu peux rester nu ou pas et personne ne te dira quoi que ce soit.
Il fait chaud et nous nous dirigeons directement à l’eau. J’avais oublié à quel point c’est agréable de se baigner en mer sans maillot de bain. L’eau est claire, chaude et pas mal de gars se baignent au bord. De mon côté, j’abandonne mes comparses et j’en profite pour aller faire quelques longueurs de nage un peu plus au large. C’est aussi l’occasion de faire du repérage sur la configuration du lieu, et bien sûr, de profiter de la vue. Le groupe est un peu fatigué de la veille et profite du repos sur le sable ou dans l’eau. Mon envie de découvrir ce nouveau lieu est pressante et j’indique à mes camarades que je vais faire quelques brasses pour découvrir la « bate cave » (dans laquelle ils me rejoindront très vite). Je suis suivi de Nans à la nage tandis que mes compagnons l’atteindront par cabotage. Petit à petit, par la voie aquatique, je finis par me rapprocher du lieu dit, où je voyais au loin les mecs s’agglutiner. Il s’agit effectivement d’une petite grotte en front de mer, bien cachée en pieds de falaise et sculptée par l’érosion marine au fil des années.
Je dirais qu’une quinzaine de mecs est déjà là, la queue à l’air pour la plupart, le sexe en érection. Alors oui, c’est un lieu de cruising, tout y est possible. Mais les lieux de cruising sont aussi de parfaits lieux pour les branleurs, pour se branler et avoir du porno live. Il me faut un peu de temps pour me sentir complètement à l’aise avec le lieu. Je prends mes points de repère au fur et à mesure, j’observe les gars présents de loin et je finis par rejoindre la grotte de tous les plaisirs. Mes potos de branles sont déjà là, Miguel, Seb, Scott, Thomas, Nans puis nous sommes rejoints par Simon. On sait ce qu’on sait se faire de mieux, se branler. Queues dressées et en demi-cercle pour laisser la possibilité à d’autres gars de rentrer dans la danse masturbatoire. Je ne sais plus combien de temps nous avons passé, on a branlé, les uns avec les autres, et plusieurs gars nous ont rejoints. Ce qui est agréable dans cette grotte c’est que les vagues viennent lécher tes pieds pendant que tu y es. Et c’est le bruit du va-et-vient des vagues qui y résonne, bien plus fort que nos « up and down on your penis bro » et nos râles de masturbateurs invétérés. Nans et Thomas finissent par jouir. Leurs têtards tout chauds ont été directement rejetés à l’eau. Certains mecs se contentent de mater notre groupe, ou de se branler à l’écart. Quelques nouveaux mecs arrivent petit à petit. Dans la bate cave on doit atteindre une trentaine ou une quarantaine de gars. Avec Seb un mec réussit à nous sucer l’un après l’autre. Bon soyons clair… je ne suis clairement pas venu pour ça, et c’était clairement ennuyeux comme pipe. On échange un regard complice avec Seb, j’ai l’impression qu’il a ressenti la même chose. Il est clair qu’avec la teub qu’il arborent entre les jambes il fait des jaloux et en rend d’autres bien gourmands. Dans le fond de la grotte, on entend un gars qui se fait enculer et on devine dans la pénombre les coups de reins qu’il encaisse. La situation est excitante, mais je commence à débander. Pour ma part je ne jouis pas, ce n’est pas grave l’éjac n’est pas une fin en soit. Et c’est pleinement ok pour moi. Cette bate cave est une très belle découverte, la vue est sublime, mais je finis par rejoindre la plage pour profiter de l’eau et me reposer.
Sur le sable, on traine tranquillement et nous retournons vite à l’eau pour nous rafraichir. Un second round à la bate cave se prépare. Il est un peu plus tard dans l’aprèm et de nouveaux mecs ont rejoint la plage (et la bate cave). À mon arrivée il doit bien y avoir facilement une cinquantaine de gars dedans et une dizaine qui observe les scènes depuis l’eau. Même configuration, je finis par bander timidement. Cette fois, mais je suis sans mes potes de branle et l’ambiance n’est clairement pas pareil dans ma tête. Je me fais aborder par un gars qui veut me pomper et un autre qui semble avoir envie que je l’encule, je décline poliment. La bate cave reste toutefois hyper excitante, elle est pleine de beaux mecs, certains sont à genoux affairés à sucer bite après bite tandis que d’autres se font baiser. En général, quand il y a une scène de sexe, plein de gars s’agglutinent autour pour avoir la meilleure vue et mater. Bon, il est vrai que la vue est sympa, mais je ne m’éternise et je rejoins mes potes sur la plage. Dans ce genre de moments, il est important d’accepter qu’on ne puisse pas bander tout le temps, que c’est ok de ne pas avoir envie. Le contraste est plein de sens. Quand tu partages quelque chose de fort avec tes potos, avec qui tu connectes *vraiment* (comme pendant la session de la veille), eh bien, forcément tu deviens exigent. Je me sens beaucoup plus à l’aise, en confiance et en sécurité avec mes potes. Si ce genre d’endroit est sympa, il nous rappelle aussi le côté trop souvent impersonnel, peu interactif, et connectant qu’il existe bien trop souvent sur les lieux de cruising. Nous finissons par rentrer à Sitges, un peu fatigués d’avoir pris le soleil toute la journée. Il nous faut nous sustenter. Un super restaurant de poulet puis une glace à l’italienne feront l’affaire.
Nous sommes tous un peu crevés de la journée que nous venons de passer et nous rejoignons la batehouse vers 22h30. On se pose sur le canap, sur la terrasse ça discute. Tout le monde est à l’aise, car on commence à bien se connaître, et donc forcément ça commence à se toucher…à sortir les queues ! Mais stopppp pause générale, on n’est pas des animaux (ahaha). Branle-bas de combat, il faut installer le salon pour une session en bonne et due forme. La lumière, les couvertures, bref vous voyez le truc maintenant que je vous ai tout expliqué le premier soir. Miguel a reçu en cadeau un superbe plateau en forme de bite. Ce plateau fera office de plateau à poppers, que demander de plus classe ? De mon côté je choisis une playlist electrochill pour accompagner la soirée. Cette fois-ci nous avons profité du grand écran pour mettre du porn. Steeve a partagé un super drive avec de nombreuses compilations de vidéos et branle, et notamment les célèbres « B8topia ». Certains d’entre vous connaissent surement ces formidables vid où c’est le défilé de branlos de compette. Et là c’est devenu le branleur test « ah lui je le connais », « ah oui lui c’est mexican gooner je cam souvent avec lui », « oh lui il est trop cool et grave sex ». La cul-ture c’est aussi ça et c’est dans ces moments-là que tu te rends compte (pour ceux qui en douteraient encore..) que tu es avec de vrais branleurs. Le monde des bators est petit et on finit tous par en (re)connaitre. Dans les compils de B8topia plusieurs gros branlos français qui s’exhibent sur BEP ou sur Telegram étaient présents.
Durant cette session, nous découvrons plus en profondeur les talents de Scott quand il fait connaissance (branlistiquement) avec chacun d’entre nous. Scott porte parfaitement bien sa réputation de coach ! Un à un, sous la forme de duo avec lui il va nous coacher. C’est assez simple, tête contre tête, avec sa voix virile, envoutante et légèrement, « Yes brooo, rub this fucking dong » et on s’est tous transformés en good boys branlos. Quel spectacle bordel ! Quand l’un d’entre nous se faisait coacher, on pouvait tout admirer et c’était diablement excitant. Nul besoin de mater le porn sur la télé, la voix de Scott, la connexion qu’on sentait avec son coaché c’était totalement ouf. Et quand c’est à ton tour de te faire coacher…quel pied putain ! Tu lâches le contrôle, tu te plonges dans ses yeux doux et tu obéis à sa voix rauque en te focaliser sur ton pénis et/ou sur le sien. Je vous passe les longue descriptions, mais on a gooné, ruté, beaucoup rigolé, beuglé et grogné bruyamment. Il y a eu de l’exposition de trou de branleur, des pattes en l’air, des langues tirées et de long sniff de poppers. Car évidemment, Scott est aussi un coach pour le poppers. Il te fait repousser tes capacités pulmonaires, et le résultat est encore plus fou. Lorsqu’il m’a coaché, je me suis directement enfoncé dans une débilisation jouissive de ma sturbe. J’ai atteint le goon state tellement rapidement avec lui, pour mon plaisir et pour l’encouragement de mes frères de goon. C’était une sensation sans artifice, une pure connexion des corps, des esprits. J’ai ressenti la rencontre de nos énergies les plus primales avec nos zobs ! Il est 01h du mat' passé et la fatigue de certains d’entre nous se fait sentir. C’est l’heure d’aller se coucher pur deux d’entre eux. Une fois encore, c’est important de s’écouter, de ne pas se forcer. On fait un gros câlin de bonne nuit à nos frérots et nous continuons notre session.
Cette fois-ci il n’y aura pas d’happy ending sous les étoiles, juste une bonne session qui terminera vers 2h30 du matin. Ce fut encore un moment qui atteindra pas loin de 4h de sturbe. Merde, on va commencer à s’habituer à faire ce genre de session tous les soirs…. Il faut qu’on fasse attention, sinon on ne sera plus en mesure d’apprécier une branle de 30 minutes..
Salut Basile
Merci pour ce super récit qui me fait bien bander ! Je découvre un univers que je connais encore mal mais que je rêve d’explorer. J’attends la suite avec avidité ! Est-ce que ton petit dictionnaire est encore accessible ?
Ricqles
Merci pour ce super récit qui me fait bien bander ! Je découvre un univers que je connais encore mal mais que je rêve d’explorer. J’attends la suite avec avidité ! Est-ce que ton petit dictionnaire est encore accessible ?
Ricqles
Que dire, c'est mieux que bien écrit (bientôt le prix Goncourt), bien construit, et bien bandant ! Ca donne rudement envie de partir avec vous en vacances : Miguel a pensé à ouvrir une agence de voyage ???
Vivement la suite 🙂
Vivement la suite 🙂
Super récit mec! On attend la suite avec impatience... 😉
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