Questions intimespar fopaldir12 réponses

paradoxal : être hétéro... et rechercher des interactions sexuelles avec d'autres hommes

fopaldir#1
Beaucoup de mecs ici se définissent comme hétérosexuels tout en recherchant des interactions sexuelles avec d'autres hommes (branles, caresses... voire suces ou sodomies) : ça me laisse un peu pantois 😲 et j'ai tenté d'y voir plus clair.

Sociologie de la sexualité
La situation semble assez souvent étudiée en sociologie de la sexualité, car elle met en évidence une tension qualifiée de "classique" entre, d'un côté, les comportements réels et, de l'autre, les identités sociales.

Identité sexuelle
L'identité sexuelle (“je suis hétéro”, “je suis gay”, “je suis bi”... en réalité, le choix est très limité sur BEP !) correspond à la position sociale sexuelle auto-déclarée. Ces catégories sexuelles restent imparfaites et surtout très simplificatrices.
Cette identité revendiquée est certe influencée par le désir et les pratiques sexuelles mais elle dépend aussi largement d'autres facteurs : normes sociétales et culturelles, environnement familial et amical, attentes liées à la masculinité, ou encore peur de la stigmatisation.
On retrouve fréquemment une logique du genre : "Ce sont les femmes qui m'excitent et il ne faudrait surtout pas qu'on me prenne pour un bi ou pour gay... alors que je veux juste me masturber ou faire une fellation avec un autre mec hétéro". 🙄

Dissociation entre identité sexuelle, attirance et comportements
Il semblerait qu'il existe une dissociation entre trois dimensions : l'identité sexuelle (comment on se définit publiquement), l'attirance (vers qui on ressent du désir), et les comportements (avec qui on a des interactions sexuelles).
Les chercheurs utilisent aussi le terme HSH (Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes) [ou MSM en anglais] pour décrire uniquement les comportements, sans préjuger de l'identité sexuelle. Cela permet d'inclure toutes les relations entre hommes, qu'elles concernent des hétéros... ou des gays.

Stratégies de maintien de l’identité hétéro
Certains mécanismes, parfois inconscients mais souvent parfaitement conscients, permettent à certains hommes de conserver leur identité hétéro affichée tout en ayant des pratiques avec d’autres hommes : la compartimentation (séparer la vie sexuelle de l’identité personnelle), la reformulation des actes (considérer certaines pratiques [par exemple la masturbation mutuelle entre mecs] comme “pas vraiment du sexe gay”, même si, objectivement, c'est excessivement éloigné du sexe hétéro !], l'anonymat ou le secret (éviter que ces pratiques influencent l’image sociale), la centralité du désir pour les femmes (se définir par l’attirance principale plutôt que par l'ensemble de ses comportements).

Pression identitaire
Certains hommes ayant des relations avec d'autres hommes ne peuvent visiblement pas remettre en cause leur masculinité hétérosexuelle. Malgré l'évolution des mentalités et une acceptation plus large des formes de sexualité, le poids des normes sociales archaïques reste trop fort : virilité, domination sexuelle, rejet de l'homosexualité...
Ainsi, bien qu'ayant des pratiques homosexuelles, ces hommes continuent d'affirmer haut et fort leur hétérosexuailté. Est-ce une pression identitaire ? Un déni de la réalité ? Un mensonge à soi-même ? Ou simplement une distinction subtile et fragile entre 'ce que je fais' et 'qui je suis' ?

Déni extrême de la réalité des comportements
Des décennies de recherche en sociologie de la sexualité, étayées par des dizaines d'études quantitatives et qualitatives, ont permis la qualification d'une population spécifique : les hommes hétérosexuels ayant des interactions sexuelles avec d'autres hommes tout en regardant des supports visuels pornographiques hétérosexuels (photographies, DVD, vidéos, streamings...).
Les pratiques sexuelles entre hommes sont alors ici principalement les jeux sexuels (dénudages, caresses sexuelles...), la masturbation individuelle ou mutuelle, à deux ou en groupe. D'autres pratiques plus avancées ne sont cependant pas exclues lors de ces séances, ni même la présence de femmes.
Les chercheurs parlent ici de déni extrême de la réalité des comportements sexuels.

Existence manifeste d'une composante bisexuelle
Même si certaines explications peuvent être avancées (découverte de la masturbation à plusieurs, curiosité, manque de partenaires féminines, insatisfaction dans une relation hétérosexuelle, contexte masculin, etc.), lorsqu'un homme recherche volontairement un (ou plusieurs) partenaire(s) masculin(s) pour des jeux sexuels, ou se trouve excité par une interaction sexuelle avec lui (eux), l'hypothèse d'une attirance réelle devient difficile à écarter, tout comme celle d'une bisexualité, au moins partielle.

Conclusion
Pour conclure, on peut considérer que l'orientation sexuelle se définit avant tout par le type de personnes qui suscite du désir sexuel ou par le type de situations qui suscite l'excitation sexuelle.
Si un homme recherche activement une situation sexuelle avec un autre homme (masturbation individuelle ou mutuelle, pratiques plus avancées), l'idée d'une hétérosexualité stricte devient alors extrêmement difficile à défendre, quel qu'en soit le contexte. Cela est d'autant plus avéré lorsque cette recherche est très active ou répétée.
stalker#2
Tu te trompes. J'ai découvert la branle en partageant du porno (hétéro) avec des potes. Yavait pas encore internet très fluide, c'était des magazines, des cassettes. On se branlait cote à cote, puis on s'est mis à se branler les uns les autres et c'était cool. parfois à 2, parfois à 4-5. Toujours dans ce contexte de mater des meufs sur du porno. On ne considérait pas ça comme "gay" ou même "bi". C'était les femmes qui nous excitaient et on partageait nos excitations.

J'aime toujours le faire aujourd'hui. Et toujours dans le même contexte. Si tu me sors de ce contexte, je n'éprouve aucun plaisir, aucune attirance pour un mec. 2 exemples :

- Faisant pas mal de foot, j'ai eu l'occasion de me retrouver assez souvent à poil avec d'autres mecs dans les vestiaires. Ils ne m'attiraient absolument pas. Pourtant, il y en a qui avaient le physique pour faire du porno...

- une fois je me suis fait inviter a une branle avec une 20aine de gars. Je suis arrivé, j'ai dit bonjour, l'hote nous demande de nous déshabiller, ce que j'ai fait. Il ferme la porte et dit : "c'est partit". Les autres gars étaient deja bien chauds, ils ont commencé à bander, se caresser, se branler les uns les autres... Moi, je reste froid. "on ne passe pas de porno, rien du tout ?" "non, pas possible ici". Bon, j'ai fait le trajet, j'essaie tout de même, je commence à caresser/branler des queues bien dures, plusieurs mains me touchent aussi, certaines caressaient les bourses, d'autres m'attrapaient franchement la queue en faisant des va et vien. Mais rien n'y fait, je n'éprouve aucun plaisir, aucune excitation dans ce contexte, ni à toucher, ni à être touché. Sans meuf, ya juste pas d'excitation à partager. Ma bite est restée molle, jusqu'à ce que je me rhabille et que je souhaite aux autres de bien s'amuser.

Je te raconte pas le nombre de fois, ou, dans mes expériences, des gars avec qui je me branlais ont voulu me sucer. J'ai toujours dit non et ça m'a jamais tenté. alors que j'adore quand c'est une meuf.

De part ces expériences, je peux affirmer que je suis hénéro et que c'est uniquement les femmes qui m'excitent. Quand bien même je prends du plaisir à partager cette excitation avec d'autres mecs. Après c'est des mots qu'on met sur une situation, je vais pas me vexer si on me taxe de bi... Mais c'est pas comme ça que je me considère.
fopaldirAuteur#3
Merci Stalker pour ta réponse.

En fait, je ne peux pas véritablement me tromper puisqu'il ne s'agit ni d'un avis personnel ni d'un jugement de valeur : mon post initial était juste une synthèse, structurée et rédigée en français, de ce que j'ai pu glaner sur le sujet, à partir d'articles et d'études rédigés et réalisés par des spécialistes et chercheurs en sociologie de la sexualité.
Au mieux, ce sont ces spécialistes et ces chercheurs qui se trompent.
Par ailleurs, je n'ai strictement aucune compétence en sociologie pour développer un sujet aussi pointu, pour lequel j'ai découvert à la fois les notions et le vocabulaire en faisant mes propres recherches.
La finalité était juste de formaliser la chose afin d'éclairer mon entendement et de comprendre le paradoxe entre "être hétérosexuel et rechercher des interactions sexuelles avec d'autres hommes".

J'ai bien aimé ton témoignage et je te remercie beaucoup l'avoir posté ici.
Certains éléments de tes expériences trouvent leur écho dans mon post initial.
D'autres apportent leur nouveauté... même si j'ai pu lire des explications dans le corpus étudié.
Par exemple, les chercheurs parlent aussi de comportements situationnels : dans certains milieux masculins (adolescence entre amis, sport, armée, internats, prisons...), il existe une proximité entre hommes qui peut favoriser des formes de sexualité partagée sans qu’elles soient vécues comme une orientation homosexuelle. Lorsque l'expérience reste ponctuelle, cette sexualité entre hommes est liée à la découverte, la curiosité, l'exploration : cela ne signifie pas forcément une attirance sexuelle ou romantique, ni même une attirance homosexuelle durable... sauf dans l'hypothèse où ces comportement seraient à nouveau recherchés et deviendraient répétitifs. Les chercheurs parlent alors de "dissonance cognitive".

Pour finir, je ne doute aucunement de ta totale sincérité lorsque tu affirmes "être hétéro et que c'est uniquement les femmes qui [t]'excitent".
Malgré tout, je constate certains faits (ce n'est donc pas un jugement de valeur !) : ta présence et ton activité sur un site intitulé "branle entre potes", tes nombreuses expériences entre mecs relatées, ton profil mentionnant que "[tu] adore[s] les ambiances [...] qui finissent à poil [...] chacun jouant avec la bite de l'autre", les apéros-branle que tu as organisés pendant plusieurs années via le site. Tout cela est en très forte contradiction avec l'identité hétérosexuelle auto-déclarée.
kero#5
Comme d'habitude, sujet très compliqué, mais aussi très intéressant ! 🙂
Naturun#6
Trop long vos messages les mecs ! Faites ça en privé lol
MLY752#7
stalker · #2

Tu te trompes. J'ai découvert la branle en partageant du porno (hétéro) avec des potes. Yavait pas encore internet très fluide, c'était des magazines, des cassettes. On se branlait cote à cote, puis…

Je partage beaucoup cette approche même si j’apprécie mater de belles queues, exhiber la mienne, en tâter et branler et me faire tâter et branler la mienne sans jamais aller plus loin.
L’excitation vient avec la présence d’un support impliquant une ou des femmes.
MLY752#8
fopaldir · #3

Merci Stalker pour ta réponse. En fait, je ne peux pas véritablement me tromper puisqu'il ne s'agit ni d'un avis personnel ni d'un jugement de valeur : mon post initial était juste une synthèse,…

Analyse intéressante mais pour ma part inexacte. J’aime la branle et la branle mutuelle mais l’excitation provient toujours grâce aux femmes.
La branle entre potes est pour moi un truc de bonne camaraderie et puis qui mieux qu’un mec sait branler une queue même si certaines nanas le font très bien. J’aime aussi la branle mutuelle avec une nana.
Playtige#9
Je me demande si la situation a l’opposé existe, des homos qui de temps en temps se branlent avec une femme ?
MLY752#10
Playtige · #9

Je me demande si la situation a l’opposé existe, des homos qui de temps en temps se branlent avec une femme ?

C’est fort probable 😉
fopaldirAuteur#11
Playtige · #9

Je me demande si la situation a l’opposé existe, des homos qui de temps en temps se branlent avec une femme ?

Ouais c'est sûr : la chose doit exister... même si je ne suis jamais tombé sur des sites où des homos recherchaient ce genre de situations.
À mon sens, ça doit être considérablement moins fréquent que des hétéros recherchant des interactions sexuelles avec d'autres hommes.

Entre 18 et 26 ans, j'étais attiré par les mecs, mais surtout obnubilé par les génitaux masculins et la masturbation masculine... mais, en même temps, j'étais obsédé par ma virginité tardive et fantasmais souvent à enfiler ma bite dans un vagin. Plus qu'une simple curiosité ou une envie d'exploration, c'était essentiellement juste pour me dire que je n'aurais plus été puceau. Je le reconnais : c'était un peu une idée "à la con" !

La chose a failli se faire à 26 ans avec une camarade d'orchestre qui m'avait dragué lors d'un voyage musical et avec qui j'ai passé 2 nuits dans le même lit : j'étais très excité... mais très timide et empoté... et elle aussi, ce qui n'arrangeait pas les choses... et il ne s'est au final rien passé.
Le mieux que j'ai pu faire c'est caresser ses seins, et passer mes doigts sur ses lèvres vaginales. J'aurais été complètement incapable de la masturber : je ne sais pas du tout comment ça fonctionne chez les femmes.
Et c'est probablement la cas de la plupart des homos !??
Playtige#12
Des témoignages ?
Playtige#13
Perso ça m’a déjà arrivé avec certaines femmes entreprenantes et aussi l’envie de connaître et d’explorer, être certain de ce que je réellement veux.

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